
Avec les nombreux accidents qui ont cours ces derniers mois en Côte d’Ivoire, le ministère des Transports a animé une conférence de presse, lundi 23 décembre 2024, dans ses locaux Plateau-Abidjan pour faire le point de ces accidents de route occasionnant au total 71 tués et 44 blessés.
« Malheureusement depuis le mois d’août 2024, nous avons fait face à une recrudescence des accidents graves notamment, 3 accidents mortels de la voie publique survenus respectivement le 8 août 2024, le 10 novembre 2024 et le 6 décembre 2024 occasionnant 71 tués et 44 blessés », a révélé Oumar Sako, directeur général des transports terrestres et de la circulation.
ces accidents trouvent leurs causes dans le nombre de surcharge de passagers ; l’état mécanique des véhicules ; l’état de la route…
Toujours selon lui, et après enquête, ces accidents trouvent leurs causes dans le nombre de surcharge de passagers ; l’état mécanique des véhicules ; l’état de la route et le facteur humain (responsabilité du conducteur).
Pour le directeur général des transports terrestres et de la circulation, lesquels accidents ont eu lieu le 8 août 2024 à Tomasset juste après le péage d’Anyama ; l’axe Galebré-Gagnoa au Pk45 (Ahizabré), le 10 novembre 2024 et celui de Brokoua sur l’axe Daloa-Issia en chantier, le 6 décembre de cette année.
Après avoir révélé ces dysfonctionnements des véhicules et autres, Oumar Sako a décidé de l’extension de la vidéo-verbalisation sur l’ensemble des axes structurants du pays ; l’opération de contrôle routier ; la réactivation des Commissions spéciales itinérantes (Csi) pour augmenter la fréquence des contrôles routiers ;
Relire aussi: Sécurité routière : 100 accidentés de la route assistés par le Fga, en 2021
vérification physique des véhicules de transport de personnes avant renouvellement des autorisations de transports desdits véhicules ; la prise d’un arrêté afin de règlementer l’utilisation des véhicules de types « massa » de moins de 32 places sur les lignes intra départementales ; la mise en place de comité de veille sur la problématique des accidents de la circulation etc.
37% des tués proviennent des engins à 2 roues
« leur prolifération peut entrainer des conséquences indésirables, si elle n’est pas encadrée »
Pour ce qui est des engins à 2 et 3 roues, le ministère des Transports estime que « leur prolifération peut entrainer des conséquences indésirables, si elle n’est pas encadrée ». Selon les statistiques dudit ministère, 37% des tués de la route sont des utilisateurs d’engins à 2 et 3 roues.

Puis, il a indiqué en rapport avec la direction générale de la police nationale, l’opération Epervier sur les routes vont viser à accentuer le contrôle du port de casque ; le permis de conduire ; l’assurance, la vignette et le respect des feux tricolores.
Relire aussi: Bouaké : l’Oser sensibilise les usagers à 2 et 3 roues et les écoliers
Aussi, a-t-il pris des mesures concernant ces engins à deux et 3 roues pour 2025. « A compter de l’année 2025, le boulevard Valérie Giscard d’Estaing (Vge) soit interdit aux motos sur l’axe central. Pour partir de Treichville à Port-Bouët, vous pouvez contourner en passant par Marcory zone 4 ou utiliser les bretelles qui sont de part et d’autres. Sur la voie principale, il y aura une interdiction formelle de circuler sur cette voie ».
Etienne Kouakou, directeur de l’Office de sécurité routière (Oser), a dit pour éviter que des drames surviennent, un accent très particulier sera mis sur le contrôle des pneus et autres. « C’est un contrôle qui sera permanent, et qui va s’exercer soit dans le cadre des activités régaliennes soit avec les forces de défense et de sécurité ».
Magloire Madjessou










































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»