« Houphouët-Boigny, la face méconnue. » Tel est le titre du 4è ouvrage du journaliste-écrivain Moussa Traoré dit MT, dont la dédicace a lieu, samedi 25 avril 2026, à la Maison de la presse d’Abidjan Plateau (Mpa). Amadou Coulibaly, ministre de la Communication, qui présidait cette cérémonie, avait à ses côtés la marraine Oumou Diallo Epse Coulibaly, Honorat De Yédagne, ex directeur général de Fraternité Matin, plusieurs patrons de presse, des journalistes et invités.
Cet ouvrage monographique composé de 245 pages parle et retrace les belles histoires inédites du premier président de la République de Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny. L’écrivain Josée Guebo, critique littéraire, pour la circonstance a diagnostiqué, à travers l’ouvrage, les facettes du président Houphouët-Boigny.
Selon lui, c’est un livre de chair et de voix, un livre de couloirs, de salons, de champs et de villages, où se croisent chefs d’État (…) tous pris dans la longue ombre d’un homme qui a incarné, à sa manière, un certain moment de l’Afrique. Décortiquant l’œuvre, Josée Guebo a souligné qu’il se présente comme un « cheminement labyrinthique » à travers des anecdotes qui, par petites touches, restituent un Houphouët‑Boigny profondément humain, généreux, parfois intransigeant, attaché à la famille, aux symboles, au respect de la parole donnée.

Dans cette œuvre, et selon le critique littéraire, Houphouët-Boigny est « un homme de famille, pris entre tendresse et autorité. Houphouët s’attache à la cohésion du clan, se met en colère lorsque des proches viennent le « remercier » pour des obsèques, y voyant une tentative inconsciente de l’exclure de la parenté de Kouassi N’Go, et n’hésite pas à faire construire des espaces de discussion familiale pour apaiser les rivalités entre ses sœurs ». Mieux encore pour lui, « un dirigeant soucieux d’éthique et de distance avec les siens ».
Un stratège politique et Africain
Revenant sur le plan international, il dira que le président Houphouët-Boigny était « un stratège politique et d’un Africain pragmatique ». Enfin, Josée Guebo estime que le journaliste MT s’est livré à « un patient travail d’enquête orale » auprès des membres de la famille Houphouët-Boigny, d’anciens ministres, collaborateurs… pour avoir cette mine d’informations inédites. De plus, il le fait dans « un style dépouillé », cette écriture laisse la place « aux faits, aux voix et aux situations ».
Honorat De Yedagne, ex-directeur général du Groupe Fraternité Matin, qui a critiqué aussi l’œuvre de son confrère a mentionné qu’elle « attitre l’attention pour son ambition ». Elle nous invite, dit-il, à dépasser l’image du Père de la Nation, pour explorer des aspects moins connus de son parcours. Selon l’ex directeur de Fraternité Matin, en abordant un sujet aussi sensible, il adopte une posture audacieuse, qui contribue à nourrir le débat. En substance, il dira que cette œuvre apparait comme une invitation « à réfléchir, à débattre et à mieux comprendre la complexité de notre héritage historique ».
Oumou Diallo Epse Coulibaly, marraine de la cérémonie, a souligné, après lecture que cet ouvrage est de « qualité, de la rigueur et de la richesse des informations », et mieux, « c’est un travail sérieux, approfondi, qui restitue avec fidélité des faits, anecdotes et souvenirs souvent méconnus du grand public ».
Houphouët-Boigny, le visionnaire
Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, a déclaré que ce livre est important, car, « il réveille la mémoire du Père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne ». Pour lui, il y a des années, le nom du président Houphouët-Boigny était rangé aux calendes grecques et donnant une autre vie « au vieux, le ressuscitant de sorte qu’aujourd’hui, ce moment fait partie de notre quotidien et notre actualité ». Une personne comme le président Houphouët-Boigny, pense-t-il, ne s’efface pas.

Le développement de ce pays, a insisté le ministre de la Communication, marche sur la vision de ce grand homme, qu’est Houphouët-Boigny. Parlant des débats sur la paternité d’Houphouët-Boigny, il a fini par convaincre son auditoire, en ce sens que personne n’a rien crée.
« Il a tout crée. Il suffit de prendre le schéma directeur d’Abidjan jusqu’en 2050 pour voir déjà depuis cette époque, il avait prévu des réalisations. Il suffisait seulement d’avoir un fils digne (Alassane Ouattara, Ndlr) qui marche dans ses pas et qui mette en œuvre tout ce qu’il avait prévu pour notre pays. Houphouët-Boigny était un visionnaire, un grand homme, on ne finira jamais de le dire », a-t-il conclu, tout en saluant la « prudence de MT », dans cette œuvre inédite.
Magloire Madjessou










































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