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Orpaillage illégal : Le Réseau-Agir affirme « aucune poursuite n’a encore été engagée contre les organisateurs de réseaux criminels »

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Plus de 1000 sites d'orpaillage criminel détruits par la Gendarmerie nationale/Ph DR

De plus en plus, des voix s’élèvent pour dénoncer ce fléau qui menace les eaux et forêts en Côte d’Ivoire. L’Alliance pour la gouvernance inclusive des ressources naturelles (le Réseau-Agir), dans une déclaration rendue publique, le 31 août 2026, a salué la prise de conscience des autorités politiques, mais espère qu’elles aillent plus loin, en poursuivant les auteurs et financeurs de ce phénomène en Côte d’Ivoire.

Le Réseau-Agir observe que la communication officielle met surtout en avant des arrestations d’orpailleurs de base et la destruction d’équipements. Pour lui, « aucune poursuite judiciaire d’envergure n’a encore été engagée contre les véritables organisateurs de ces réseaux criminels : les financeurs, les intermédiaires, les acheteurs d’or illégal, ni contre les agents de l’État qui, par corruption ou complicité, couvrent ou facilitent ces activités ».

Pour le Réseau-Agir, cette situation donne l’impression d’opérations de communication plutôt que d’actions structurelles capables de faire reculer durablement l’orpaillage illégal. Par ailleurs, il s’inquiète que cette approche ne finisse par banaliser le phénomène et renforcer, chez certains exploitants illégaux, le sentiment que les activités illégales peuvent se poursuivre sans conséquences significatives.

Cette Ong considère que l’orpaillage illégal ne doit plus être appréhendé comme une simple activité économique clandestine. Il constitue désormais une menace multidimensionnelle touchant à la fois ; la protection des forêts et des aires protégées ; la qualité et la disponibilité des ressources en eau ; la sécurité alimentaire des communautés rurales ; la production agricole, notamment le cacao ; la santé et la sécurité des populations etc.

Enfin, il interpelle le gouvernement à agir, en dénonçant les sites illégaux ; à documenteer les faits (photos, vidéos, noms, dates, lieux) ; à refuser la corruption, même sous la forme de « petits avantages ».

Le Réseau-Agir réaffirme sa disponibilité à travailler avec les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, les communautés locales, les organisations de la société civile, les acteurs du secteur privé et les partenaires techniques au développement pour contribuer à la crise de l’orpaillage illégal. Lutter contre l’orpaillage illégal, rappelle encore le Réseau-Agir, c’est protéger nos forêts, nos terres, notre eau, notre agriculture, nos communautés et l’avenir de la Côte d’Ivoire.

 Magloire Madjessou 

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