Le Général Michel Gueu Gondi, ancien ministre des Sports (2003-2006) et membre de la Plateforme des leaders croyants pour la paix, la réconciliation, la cohésion sociale et le développement (Plcrd), a fait d’étonnantes révélations sur la Coupe du monde 2006, à laquelle participait les Eléphants de Côte d’Ivoire, il y a 12 ans.
« J’ai été ministre des Sports de Côte d’Ivoire. Lorsque que notre pays devait jouer des matchs à l’international comme la Coupe du monde et d’autres, je ne me suis pas rendu à Akradio (village Adjoukrou de Dabou, Ndlr) pour rencontrer les féticheurs afin que nous gagnions la coupe. A quelques jours d’un match important, j’ai fait des demandes de messe à l’église catholique ; je priais fortement le Seigneur pour que nous ayons la victoire », a révélé le Général Michel Gueu Gondi, ex-ministre des Sports, devenu aujourd’hui, un apôtre infatigable du Christ.
Il a fait cette révélation, le jeudi 18 octobre, à l’occasion de la cérémonie d’envoi des 120 personnalités commises pour la pacification des élections présidentielles de 2020. « C’est sous mon mandat en tant que ministre des Sports que la Côte d’Ivoire s’est qualifiée pour la première fois à la phase finale de la Coupe du monde de juin 2006, en Allemagne et de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2006, en Egypte », affirme-t-il, avant d’interpeller les Ivoiriens « il faut croire en Dieu, il est vivant et existe.»
Fait messager de la paix et de la réconciliation à cette cérémonie, cet ex chef d’Etat-major particulier de Ouattara, s’est, par ailleurs, prononcé sur les violences et incidents des élections régionales et municipales du samedi 13 octobre. « Que les hommes politiques prennent conscience que la Côte d’Ivoire est notre bien à tous et donc nous devons la préserver contre les violences. Peu importe le parti politique dans lequel nous militons ou soutenons », a conseillé le soldat retraité de 67 ans.
Magloire Madjessou











































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»