Mardi 15 septembre 2026, un jour après la date effective de la rentrée scolaire 2026-2027 en Côte d’Ivoire, les écoles ne suivent pas le même rythme. Dans les établissements primaires visités, les élèves ont déjà repris le chemin des salles de classe timidement. Dans plusieurs collèges et lycées d’Abidjan, en revanche, l’heure est encore aux derniers préparatifs. Les parents et élèves s’activent avant le véritable démarrage des cours.
Pour ce deuxième jour de rentrée, nous mettons le cap au Groupe scolaire Jean-Baptiste Ekra de Koumassi. Il est 14h. Le soleil bat son plein, avec incandescence. Les élèves surtout les tout-petits y sont dans la cour, loin de se décourager du tumulte de ce soleil dans le zénith. Pour eux, c’est la foire, même si cette rentrée n’a pas encore débuté véritablement. La rentrée a bien commencé timidement, avec les tout-petits jouant dans la cour.
Dans les salles de classe, les élèves ont retrouvé leurs enseignants et les premières leçons ont commencé
Dans les salles de classe, les élèves ont retrouvé leurs enseignants et les premières leçons ont commencé. Ces leçons sont pour certains nouvelles, et d’autres juste un petit apprentissage pour entrer dans le bain du sujet. Le regard figé au tableau. Parfois perdu au milieu des jeux d’écriture de l’instituteur. L’année scolaire a ainsi démarré dans le primaire, avec les premiers apprentissages pour les plus jeunes et déjà du travail pour les classes d’examen. « Les cours ont déjà commencé et chacun reprend progressivement son rythme », indique un membre de l’administration.
En classe de CM2, Konaté Éli fait partie des élèves qui ont déjà repris le rythme scolaire. Pour cette rentrée, on sent la timidité en elle. Ses amis l’apprennent à vaincre cette timidité et à affronter l’avenir qui se présente à elle, c’est-à-dire la classe de CM2. Les premiers cours de français ont commencé et l’élève se prépare progressivement à une année importante de son parcours.

« Cette année, il faut travailler davantage pour réussir. Je me sens un peu timorée, mais j’espère que ça va aller. Je vais affronter l’entrée en sixième avec brio et aller l’an prochain en 6è », commente Konaté Éli. Entre la reprise des habitudes et les exigences liées à sa classe, il aborde cette nouvelle année avec l’objectif de réussir à son examen du CEPE, en fin d’année.
Mais l’ambiance est différente dans plusieurs établissements secondaires visités. Au collège Boulevard du Gabon de Marcory, les salles de classe ne sont pas encore le principal point d’animation. Certains élèves sont dans la cour de l’école. C’est le grand brouhaha, alors les parents attendent en file indienne devant le bureau de l’administration. Les visages figés, fatigués, les voix se font attendre avec moins d’intensité. On présage qu’il est midi !
Devant l’établissement, les parents accompagnent leurs enfants, dossiers en main, pour procéder à leur enregistrement. « Pour l’instant, nous sommes surtout là pour finaliser l’inscription et préparer la rentrée. Mais c’est difficile de vivre ce supplice depuis notre arrivée. On espère que nous finirons les inscriptions aujourd’hui, et nous occupez de d’autres choses importantes », explique un parent d’élève. Les fournitures scolaires constituent également l’un des sujets du moment, avec la remise des listes nécessaires à la préparation de l’année.
L’administration aux prises avec les formalités
Pour les nouveaux élèves, cette étape reste synonyme d’enthousiasme
Pour les nouveaux élèves, cette étape reste synonyme d’enthousiasme. Coulibaly Moayé, qui entre en 6e au collège Boulevard du Gabon, ne cache pas sa joie. « Je suis heureuse d’être ici et de commencer la 6e. Je vais beaucoup travailler et donner confiance à mes parents, car, ils ont beaucoup dépensé pour moi et mes frères pour cette rentrée scolaire actuelle », confie Coulibaly Moayé. Après avoir effectué sa classe de CM2 à l’EPV Complexe scolaire d’Anyama, elle découvre désormais un nouvel univers.
« C’est un nouveau monde pour moi, je le reconnais avec modestie. Mais je vais m’y faire, pas de choix… », ajoute Coulibaly, la nouvelle élève de 6e. Le passage au collège représente pour elle une nouvelle étape, avec de nouvelles matières, de nouveaux repères et un environnement différent de celui du primaire.
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Du côté des administrations, la priorité reste donc à la préparation. Au collège Alfred Nobel de Marcory, les responsables s’emploient à appliquer les orientations et consignes du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique.
« Toutes les dispositions sont prises pour assurer une bonne rentrée. Les parents d’élèves, qui arrivent sont bien reçus et nous leur donnons toutes les informations leur permettant de faire une bonne inscription sans accroc », explique Mme Awa Koné, responsable administrative de l’établissement. L’objectif est de garantir de bonnes conditions d’apprentissage et de favoriser les résultats des élèves tout au long de l’année.

Pour les élèves du primaire, les enseignements ont commencé, avec une certaine timidité, et moins d’élèves pour l’instant dans les salles de classe
Cette rentrée 2026 se met ainsi progressivement en place, entre salles de classe déjà occupées et bureaux d’inscription encore sollicités. Pour les élèves du primaire, les enseignements ont commencé, avec une certaine timidité, et moins d’élèves pour l’instant dans les salles de classe. D’ici la semaine prochaine, certains pourront faire leurs inscriptions et rejoindre le lot des élèves présents. Pour plusieurs collégiens et lycéens à Abidjan, notamment les nouveaux entrants, les formalités administratives et la préparation des fournitures constituent encore les premières étapes de leur rentrée.
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Alors qu’on sait que cette rentrée, les fournitures sont devenues encore chères. Les parents d’élèves que nous avons approchés, ont de la peine à s’offrir quelques cahiers ou livres pour que leurs enfants commencent les classes. Faute de ressources financières suffisantes, surtout lorsque le père en a plusieurs enfants à scolariser. Une reprise à plusieurs rythmes, qui doit progressivement converger vers le fonctionnement normal des établissements.

La visite des écoles EPP Boulevard du Gabon, collège moderne Berethé et Les Mirabelles dans la commune de Marcory s’est soldée par un refus des membres de l’administration, avec pour prétexte les règles fermes du ministre pour la nouvelle rentrée scolaire 2026-2027.
Pour rappel, l’année scolaire 2026-2027 est officiellement découpée en trois trimestres, avec un effectif total de 8, 8 millions d’élèves. Le premier s’étend du 14 septembre au 4 décembre 2026, le deuxième du 7 décembre 2026 au 12 mars 2027 et le troisième du 15 mars au 11 juin 2027. L’année scolaire doit s’achever le 30 juillet 2027.
Isaac Mendy (Stagiaire)











































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»