Accueil A la une Cop 15 : La Fao fait l’état des lieux de la désertification

Cop 15 : La Fao fait l’état des lieux de la désertification

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Maria Helena Somedo, Dga du Fao en Côte d'Ivoire/Ph DR

La Directrice générale adjointe de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et Agriculture (Fao) en Côte d’Ivoire, Maria Helena Semedo, était, jeudi 12 mai 2022, à Cocody Sofitel Hôtel Ivoire, face à la presse. Au cours des échanges, elle a indiqué que 95% de ce que l’homme consomme provient de la terre et 5% des océans.

Selon la déclaration de Bonn, il y a un plus d’un million de terres dégradées dans le monde. Au cours de cette déclaration, il a été décidé de reverser, a expliqué la directrice générale adjointe de la Fao, 350 millions d’hectares de terres dégradées. Pour produire, on a besoin de terre, d’eau, des intrants agricoles. Cette terre qu’est notre base, dit-elle, souffre de la désertification et on l’utilise pas d’une manière durable. On l’a détruit pour y faire l’agriculture, les routes, les maisons. C’est pourquoi, elle conclut que 95% de ce que l’homme consomme provient de la terre et 5% des océans.

Avec la dégradation des terres et la problématique de la désertification qui gagnent tous les pays, la Directrice générale adjointe de la Fao a dit apporter son assistance technique à la Côte d’Ivoire et travailler beaucoup sur le cadre la coopération sud-sud. « Avec ce projet, nous voulons aussi développer la filière café cacao de façon durable, où les producteurs puissent avoir des bénéfices. On n’a pas besoin de défricher la forêt pour y planter des cacaos. Voici ce que nous voulons faire en Côte d’Ivoire », soutient Semedo. Des projets de financements sur le cacao ont été signés, l’an dernier et cette année, avec l’Etat de Côte d’Ivoire.

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C’est pourquoi, elle conclut que 95% de ce que l’homme consomme provient de la terre et 5% des océans

Répondant à la question de risque de dégradation du sol qui gagnerait la sous-région africaine, la Directrice adjointe de la Fao justifie que si nous avons l’insécurité alimentaire, on ne peut faire la production agricole dans ces zones parce qu’elles ne sont pas accessibles et sécurisées. Pour elle, il faut que le continent africain apprenne beaucoup à produire pour éviter des phénomènes qu’on ne saurait maitriser.

L’agro-écologie, l’agriculture biologique etc sont des techniques utilisées par la Fao pour que le problème de la dégradation des sols à partir des produis chimiques en Afrique soient résolus.

« La Fao dans sa stratégie a dit on peut produire beaucoup mais en utilisant moins. C’est-à-dire en utilisant moins de pesticides et moins d’engrais etc pour garder la santé du sol. C’est ce que nous donnons comme message à nos collaborateurs et les pays, organisations avec qui nous travaillons », a noté Gueu, un des représentants de la Fao.

Magloire Madjessou

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