Accueil A la une Crise au Moyen-Orient: La Côte d’Ivoire victime des impacts, alertent des spécialistes

Crise au Moyen-Orient: La Côte d’Ivoire victime des impacts, alertent des spécialistes

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Dr Sylvain N'Guessan, spécialiste à gauche, et Dr Kouamé expliquent les enjeux de cette crise au Moyen Orient/Ph Credo

L’Union républicaine pour la démocratie (Urd) dirigée par Danielle Boni Claverie a organisé, le mardi 28 avril 2026, dans un hôtel d’Abidjan, un panel autour du thème ‘’ crise au Moyen-Orient : Les enjeux politiques, économiques et leurs répercussions sur l’économie ivoirienne’.

Intervenant à ce propos, Dr Sylvain N’Guessan, de l’Institut de stratégies d’Abidjan, a indiqué que cette guerre implique d’un côté les Etats-Unis et Israël qui s’opposent à ce que l’Iran se dote d’armes nucléaires. Or, pour sa part, « l’Iran considère que l’arme nucléaire est une question de souveraineté », a-t-il précisé. Cette guerre touche plusieurs Etats, dont la Chine qui est un acteur extérieur.

Selon le conférencier, après le Venezuela, « la prochaine cible pourrait être le pétrole de Malaca (Mexique) qui pèse lourd ». En fragilisant les partenaires de la Chine, les Etats Unis veulent toujours se maintenir à la place de premier producteur du monde et contrôler l’or noir dont le baril ne fait que grimper.

« d’ici mai ou juin  » cette situation « aura des répercussions sur les prix dans nos Etats

Dr Sylvain N’Guessan prédit que « d’ici mai ou juin  » cette situation « aura des répercussions sur les prix dans nos Etats, surtout dans les  pays qui ne sont pas producteurs de pétrole », si rien n’est fait. II n’a pas manqué de faire remarquer que la crise au Moyen-Orient qui a entraîné la fermeture du détroit d’Ormuz va provoquer une hausse du prix de l’engrais. Ce qui aura pour conséquence la hausse des denrées alimentaires, donc le durcissement de la cherté de la vie.

Pour prévenir les conséquences de cette crise en Côte d’Ivoire, l’expert de l’Institut de stratégies propose qu’à « court terme, il faut trouver des solutions pour ne pas dépendre du riz importé. Promouvoir la production locale par diverses mesures d’accompagnement ».  Il recommande que l’Etat mise plus sur l’énergie solaire.

Dr Kouamé Christophe, président du comité exécutif de Civis-Ci (Citoyen et Participation), a fustigé le manque de communication de l’Etat ivoirien sur ce sujet. Avant de plaider pour que les autorités mettent l’accent sur les énergies renouvelables pour prévenir cette crise du pétrole. Il a aussi demandé aux gouvernants de « publier un tableau de bord trimestriel d’impact du choc au Moyen-Orient sur nos indicateurs (…) » car, « il serait bon d’avoir ces indicateurs pour que chacun s’apprête ».

Interrogé en marge du panel, Danielle Boni Claverie, présidente de l’Urd, a indiqué que ce panel se situe dans les grandes rencontres que son parti a décidé d’initier en vue d’instruire les ivoiriens « sur les sujets brûlants » de l’actualité. Et s’étant rendue compte que « le conflit au Moyen-Orient qui va nous impacter, ne semble pas intéresser les ivoiriens », d’où la nécessité d’en parler lors d’un débat pour attirer l’attention de tous sur les retombées de cette guerre sur la Côte d’Ivoire.

Aka Ahoussi

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