Après la violente journée d’hier, marquée par des affrontements entre l’armée malienne et les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, les combats ont repris, le dimanche 26 avril au matin, dans la ville de Kidal, dans le nord du Mali.
Cette fois, entre la rébellion touareg appuyée par les djihadistes d’Al-Qaida, contre l’armée malienne, soutenue par des mercenaires russes, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès de la rébellion touareg et d’un élu local.
Le samedi 25 avril 2026, pendant que l’armée malienne annonçait la conquête de tout le territoire national, le FLA, groupe séparatiste réclamant le territoire de l’Azawad dans le nord du Mali, assurait aussi contrôler Kidal après des combats dans cette ville. L’intention des rebelles touareg est de « déloger les derniers combattants russes qui se sont réfugiés dans un camp », à Kidal, a déclaré à l’AFP un porte-parole des rebelles touareg, Mohamed Ramdane.
Samedi matin, dès l’aube, des combats ont opposé l’armée et les assaillants, et se sont poursuivis intensément dans l’après-midi en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes du pays, dont Kidal, Gao et Sévaré. « 16 blessés civils et militaires » et des « dégâts matériels limités », tel est le bilan des affrontements a précisé, le gouvernement dans un communiqué, non sans manquer de préciser que « la situation est totalement sous contrôle dans l’ensemble des localités » attaquées.
Mort du ministre de la Défense
Alors que le gouvernement annonce zéro mort, à la suite des affrontements de samedi, Jeune Afrique, au lendemain de l’offensive coordonnée menée le 25 avril contre plusieurs villes du pays, annonce la mort de Sadio Camara, ministre de la Défense. Plusieurs sources sécuritaires confirment que Sadio, Camara a été tué lors de l’attaque visant son domicile à Kati, près de Bamako, le 25 avril. L’assaut, attribué au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), aurait été mené à l’aide d’un véhicule piégé conduit par un kamikaze. La déflagration, particulièrement puissante, a entièrement détruit la résidence du ministre de la Défense.
Des attaques sans précédent
Les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ont revendiqué samedi une série d’attaques coordonnées avec la rébellion touareg contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir au Mali, en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes importantes du pays sahélien.
La ville de Kidal, bastion de la rébellion touareg, avait été reprise en novembre 2023 par l’armée malienne appuyée par des combattants du groupe paramilitaire russe Wagner, mettant fin à plus d’une décennie de contrôle par des groupes rebelles. Le FLA revendique, en outre, avoir pris le contrôle de plusieurs positions dans la région de Gao (Nord).
Le Mali est en proie depuis plus d’une décennie aux conflits et aux violences jihadistes, mais depuis la prise du pouvoir en 2020 par la junte, ces attaques de la part des jihadistes et de la rébellion touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA) sont sans précédent.
Aka Ahoussi avec Afp, Jeune Afrique










































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»