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Razzia du Rhdp aux législatives : « C’était prévisible », affirme Sébastien Danon

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Le ministre Sébastien Dano Djédjé, président exécutif du Ppa-CI/Ph DR

Samedi dernier, les Ivoiriens ont élu leurs députés. Le parti au pouvoir, le Rassemblement des houphouêtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), pour l’heure est le leader des élections, avec 197 sièges. Le Parti des peuples africains de Côte d’Ivoire (Ppa-CI), qui a décidé de ne prendre part, a animé une conférence de presse, mardi 30 décembre 2025, à son siège Cocody Abidjan, au cours de laquelle il est revenu sur ces élections du samedi.

Le parti de l’ex-président de la République, Laurent Gbagbo, a jugé bon de ne pas participer aux législatives de 2025. Pour ce parti, estimant que les conditions ne sont pas réunies, et mieux, des Ivoiriens sont morts, un village incendié et de nombreux blessés pour qu’on organise des législatives sitôt.

Parlant de la razzia du parti au pouvoir pour les législatives 2025, pour le parti de Gbagbo, ils ne sont nullement étonnés d’une telle razzia de ce parti. « C’était prévisible », a affirmé Sébastien Danon Djédjé, président exécutif du Ppa-ci, au cours de la conférence de presse.

« Ce sont les élections présidentielles qui continuent… », a-t-il souligné

Selon lui, l’actuel président de la République, Alassane Ouattara, est allé aux élections, en éliminant tous ses principaux adversaires pour être candidat aux élections. « Ce sont les élections présidentielles qui continuent… », a-t-il souligné.

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N’ayant pas pris part à ces législatives du 27 décembre dernier, le Ppa-CI par la voix de son président exécutif a dit que « nous continuions toujours notre lutte politique démocratique, une lutte pour la renaissance de la Côte d’Ivoire, une lutte pour la souveraineté de la Côte d’Ivoire. On n’a pas besoin forcément d’être à l’Assemblée nationale pour mener ces luttes. Nous connaissons notre passé, qui n’est pas si loin que ça ».

Par ailleurs, il a rappelé quelques dates. En 1990 à la création du parti, qui est le Front populaire ivoirien (Fpi), parti crée par Gbagbo contre le président Félix Houphouët-Boigny, « nous n’avions aucun député à l’Assemblée nationale. Nous avons mené la lutte et arrivé là on devrait arriver…Le 11 avril 2011, le président Gbagbo a été retiré de sa résidence pour être transféré à La Haye, pour y passé 10 ans. Pendant ce temps, son parti a survécu (…) Aujourd’hui, nous sommes dans ce parti, Ppa-CI qu’il a créé. Tout comme nous avons survécu aux bourrasques, aux vents contraires pendant tout ce que nous avons connu, on continuera de survivre ».

Avec la situation politique en Côte d’Ivoire, le ministre Sébastien Danon a demandé aux Ivoiriens de compter sur le président Gbagbo. Pour les législatives du samedi 27 décembre, Sébastien Danon parle « désert électoral », en s’appuyant sur le taux de participation des élections promulgué par la Cei, qui est plus de 30%.

Magloire Madjessou

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