Signe d’unité de l’église diocésaine et de célébration liturgique majeure pendant la Semaine sainte. Moment important, au cours duquel les promesses sacerdotales sont renouvelées. Mgr Raymond Ahoua, évêque du diocèse de Grand-Bassam, a présidé le 31 mars 2026, la messe chrismale au Petit séminaire d’Aboisso, en présence des prêtres de son diocèse.
A cette occasion, il a exhorté ses prêtres à faire avec désintéressement leur mission, sans attendre de récompense. » Chers pères, fasse Dieu que la rénovation des promesses sacerdotales et la concélébration eucharistique de ce jour soient un engagement décisif, généreux et disponible (…) un engagement désintéressé à la suite du Christ ».
Pour l’évêque du diocèse de Grand-Bassam, de par l’onction qu’ils ont reçue, les prêtres sont égaux dans leur ministère. Cependant, l’évêque s’est dit offusqué de savoir qu’il y a des classifications au sein des équipes sacerdotales.
fasse Dieu que la rénovation des promesses sacerdotales et la concélébration eucharistique de ce jour soient un engagement décisif, généreux et disponible
» Je me demande chers pères, d’où viennent les classifications au sein des équipes sacerdotales au point qu’on pense parfois se retrouver face aux prêtres de série A parce qu’ils ont la charge rurale et aux prêtres de série B exerçant un autre ministère« .

A lire aussi: Messe chrismale à Maferé : Chrétiens et prêtres invités à l’humilité
Pour éviter que les équipes sacerdotales soient éclaboussées par de telles dérives, Mgr Ahoua leur a conseillé de s’éloigner » de toutes suprématies de titre comme le font les gens du monde « . Avant d’ajouter, » Dans vos relations interpersonnelles, écartez-vous de toutes souveraineté de moyens ».
L’évêque de Grand- Bassam leur a plutôt conseillé d’être doux l’un envers l’autre et affable envers tous. Cette messe a été marquée par le renouvellement des promesses des prêtres et la bénédiction des huiles des malades, des catéchumènes et du Saint chrême pour les baptêmes et différents sacrements.
Jean Kokoyia








































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»