L’Ecole supérieur de commerce d’Abidjan (Esca) a célébré son cinquantenaire, jeudi 11 juin 2026, à l’Hôtel Ivoire Sofitel Abidjan-Cocody, en présence de hautes personnalités du pays, notamment Téné Birahima Ouattara, vice-premier ministre et ministre de la Défense et Jérôme Patrick Achi, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire.
L’Esca a 50 ans aujourd’hui ! Cette école d’élite et d’excellence a formé des cadres, managers, entrepreneurs ivoiriens et de la sous-région est en fête avec les étudiants de cette école de référence. Ahmed Cissé, président du Patronat ivoirien, a indiqué que la force de cette école se mesure par la qualité des leaders qu’elle a formée et continue de donner à notre pays, comme en témoigne la présence remarquable de quelques membres du gouvernement.
En formant des générations et des cadres d’élite, cette institution continue de transformer à notre pays…
« En effet, depuis 15 ans, il n’y a pas eu un seul gouvernement en Côte d’Ivoire, qui n’est un diplôme d’Esca. (…) En formant des générations et des cadres d’élite, cette institution continue de transformer à notre pays à partir des entreprises solides et à renforcer le tissu économique national », a-t-il souligné.
Quant au ministre Adama Diawara, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a fait savoir que le cinquantenaire de cette école est le temps qu’il aurait fallu pour former en Côte d’Ivoire des cadres de plus haut niveau et devenant une institution respectée. Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, « la qualité de notre enseignement supérieur est le socle de notre compétitivité nationale ». Indiquant, en outre, que les grandes écoles ne sont une dépense de prestige mais un investissement de la Nation sur elle-même. A l’en croire, les diplômés et décideurs de la Nation, on les retrouve dans les Conseils d’administration, des politiques publiques et le pilotage de l’économie.

Par ailleurs, Adama Diawara a aussi souligné que cette école d’élite a vu son statut évolué au fil du temps, le projet que cette communauté porte aujourd’hui n’est pas une simple extension, mais « c’est une reconnaissance ». Aujourd’hui, cette école d’élite et d’excellence, ayant formé des cadres de haut niveau, selon le ministre de l’Enseignement supérieur, « ce repositionnement bénéficie du plein soutien de son département ».
Esca, une école d’élite et d’excellence
Dans cette école, selon le président de l’Assemblée nationale, les discussions entre étudiants portaient sur les stratégies de gestion, des enjeux économiques, le capitalisme international
Patrick Achi, président de l’Assemblée nationale, a exprimé son admiration pour cette école, qui pour lui, les quatre lettres étaient d’abord synonyme d’inconnues. Dans cette école, selon le président de l’Assemblée nationale, les discussions entre étudiants portaient sur les stratégies de gestion, des enjeux économiques, le capitalisme international, dont il se remémore des sujets sensibles, et « on percevait déjà cette volonté de se préparer à exercer des responsabilités importantes dans une saine émulation positive. Plus tard, dans la vie professionnelle, au sein des Cabinets internationaux, et en tant que Premier ministre, j’ai eu l’occasion de travailler comme vous, avec des diplômés de l’Esca ».
Abordant l’aspect Intelligence artificielle (IA), qui aujourd’hui est fortement présente dans la société mondiale, Achi a invité les dirigeants de demain à utiliser l’IA sans renoncer au jugement. Lui-même ingénieur de formation, il a formulé des vœux pour cette école d’élite. « Devenir un grand business school de référence, un véritable artifice stratégique pour notre Nation. Parce que la Côte d’Ivoire et l’Afrique auront besoin d’institutions capables d’élever les standards, de structurer le réseau et de réellement préparer les décideurs, qui réaliseront leur ambition de développement », a-t-il formulé pour les futurs dirigeants de l’Esca.

Téné Birahima Ouattara, vice-premier ministre et ministre de la Défense, Représentant le vice-président de la République, Koné Meyliet Tiémoko, a déclaré que l’Esca est un établissement de référence, qui contribue depuis décennies au rayonnement du pays. En outre, le vice Premier ministre a fait savoir qu’on ne saurait parler de l’Esca et de son évolution sans faire référence à la contribution majeure de ses diplômés à l’histoire socio-économique de la Côte d’Ivoire. Clôturant ses mots, malgré les 50 ans d’existence, il dira que l’Esca est toujours un établissement d’élite et continue de cultiver l’excellence.
Fondée en 1975, l’École supérieure de commerce d’Abidjan est une filière historique de l’École supérieure de commerce et d’administration des entreprises (ESCAE) au sein de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro. En 50 ans et 45 promotions, elle a produit plus de 1000 diplômés au service du développement économique de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.
Magloire Madjessou











































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»