Depuis le 8 et 9 juin dernier, les populations des quartiers Vridi-Plage (Port-Bouêt) ont vu leurs habitations démolies, après dit-on, de plusieurs mises en demeure. Jeudi 9 juillet 2026, une conférence de presse a été animée à l’effet de dire la vérité sur cette histoire, et attendent que les services du Procureur de la République réagissent face à leur situation déplorable.
« La majeure partie des premiers habitants de ce quartier ne sont plus de ce monde mais leurs épouses, enfants et petits-enfants y résident toujours depuis leurs naissances. Ce quartier dénommé Vridi Plage autrefois appelé (Campement TP) est un quartier habité depuis les années 1940 par les ex employés des Travaux Publics sous tutelle du ministère des Travaux publics et des Transports de l’époque », a expliqué Bandé Karamoko, porte-parole du Comité de crise des déguerpis de Vridi Plage.
Selon le porte-parole, des personnes se nommant Ahobaut Vincent de Paul, qui lui, a distribué un document de justice, donc une grosse au prétexte que ledit quartier serait sa propriété privée. Un autre du nom de Dogbo Augustin, qui se disant chef de terre, leur a transmis le 7 juin des mises en demeures, en leur intimant l’ordre de libérer 1772 m2 du site dont il prétend être le propriétaire. « Et le 21 mai 2026, nous procédions à la protestation de ladite mise en demeure par voie de commissaire de justice », fait-il remarquer.
Pour le porte-parole du Comité des déguerpis, ils font face à un abus, à une ruse de personnes cupides sans foi ni loi qu’il dénonce avec la dernière énergie. « Ce déguerpissement est similaire à celui de Koumassi Campement. Le caractère de ruse de ce déguerpissement est d’autant plus flagrant que nous enregistrons depuis ce déguerpissement un ballet de personnes aux allures douteuses sur le site », a dénoncé le Porte-parole du Comité des déguerpis de Vridi-Plage.
A toutes fins utiles, le Comité des déguerpis de Vridi Plage de Port-Bouët, dans le souci de préserver leurs droits a décidé de saisir les services du procureur de la République pour l’ouverture d’une enquête sur le déguerpissement du quartier, Vridi-Plage. Afin ces déguerpis souhaitent de tout cœur « un dénouement heureux de cette affaire afin de rétablir ces milliers de personnes dans leur droit ».
Magloire Madjessou











































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»