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Affaire IA dans la fresque de l’indépendance: Georges Momboye dit sa part de vérité

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Georges Momboye dit sa part de vérité sur l'utilisation de l'IA/Ph DR

À l’occasion du défilé de l’an 66 de la Côte d’Ivoire célébré à Yopougon, la fresque carnavalesque conçue par le chorégraphe Georges Momboye a suscité de nombreuses réactions, en raison de l’utilisation de l’Intelligence artificielle (IA) dans une partie de sa création musicale. Dans un entretien accordé à Afrikipresse, l’artiste revient sur ce choix et défend une démarche qu’il qualifie de moderne.

L’utilisation de l’Intelligence artificielle (IA) dans la création musicale de la fresque du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire continue d’alimenter les débats. Face aux critiques, le chorégraphe Georges Momboye assume pleinement son choix, tout en affirmant que la technologie n’a joué qu’un rôle limité dans l’ensemble du spectacle.

« L’IA n’a pas remplacé ma pensée artistique. Elle a été un outil au service de celle-ci »

Pour le créateur de la fresque présentée à Yopougon, le journaliste du site Afrikipresse rapporte que l’IA doit être perçue comme un outil au service de l’art et non comme un substitut à la créativité humaine. « L’IA n’a pas remplacé ma pensée artistique. Elle a été un outil au service de celle-ci », affirme-t-il. Selon lui, les textes, les paroles et les messages portés par l’œuvre ont été entièrement conçus par ses soins avant d’être retravaillés avec l’appui de l’intelligence artificielle afin d’obtenir la couleur musicale souhaitée. Georges Momboye estime que cette démarche s’inscrit dans la logique d’une Côte d’Ivoire tournée vers l’avenir, tout en restant attachée à son héritage culturel.

Le chorégraphe tient également à montrer la place occupée par l’intelligence artificielle dans la fresque. D’après ses explications, seuls 8 à 10 minutes de musique ont été générés avec l’appui de cette technologie sur un spectacle d’une durée totale comprise entre vingt-huit et trente minutes. « Je voulais créer une rencontre entre tradition et modernité », a expliqué Momboye

L’essentiel de la bande sonore repose ainsi sur les rythmes traditionnels ivoiriens et sur des œuvres puisées dans le patrimoine culturel national. L’IA est intervenue principalement comme un élément de liaison et d’accompagnement destiné à renforcer certains passages du spectacle.

Respect des artistes ivoiriens

« Il n’a jamais été question pour moi de remplacer nos artistes », assure-t-il

Alors que plusieurs observateurs ont regretté l’absence de compositeurs ivoiriens dans cette partie de la création, Georges Momboye insiste sur le respect qu’il porte aux acteurs du monde musical ivoirien. « Il n’a jamais été question pour moi de remplacer nos artistes », assure-t-il, saluant le talent et la créativité des compositeurs, chanteurs et musiciens du pays.

Pour lui, l’objectif était plutôt de faire dialoguer les richesses du patrimoine musical ivoirien, avec les outils technologiques contemporains. Une démarche qu’il considère comme une ouverture vers l’avenir sans renier les fondements culturels du pays. Pour ses futures productions, Georges Momboye écarte l’idée d’un recours systématique à l’intelligence artificielle. Il précise que cet outil ne constitue ni une priorité ni une obligation dans son processus créatif. « L’outil peut évoluer avec les époques. L’humain demeure au cœur de la création », a insisté le chorégraphe.

Se disant ouvert à l’innovation et aux nouvelles technologies, le chorégraphe affirme continuer de puiser avant tout son inspiration dans les rencontres, les émotions, les traditions et la mémoire collective. Pour lui, l’IA ne peut être qu’un complément au service d’une vision artistique fondamentalement humaine.

Isaac Mendy ( Stagiaire )

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