Le Centre suisse de recherche scientifique de Côte d’Ivoire (Csrs) d’Abidjan-Yopougon Km 17 et l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci) ont signé, lundi 21 septembre 2026, dans les locaux dudit Centre un Accord-cadre avec les journalistes. En signant cet accord, selon le directeur général du Csrs, Prof Jérémie Zoueu, il s’agit de « faire progresser la culture scientifique, contribuer à lutter contre la désinformation et favoriser une décision fondée sur les données probantes ».
Le Centre suisse de recherches scientifiques, selon Prof Jérémie Zoueu, directeur général de l’institution, est un instrument original de coopération et de diplomatie scientifique. Il fait vivre les relations entre la Côte d’Ivoire, la Suisse et rassemble les partenaires africains et internationaux autour des questions qui concernent nos sociétés.
Abordant l’aspect de la présente signature avec les journalistes de Côte d’Ivoire, il dira que « cet accord permettra de construire une relation suivie dans le respect de l’autonomie et des responsabilités de chacun. Nous voulons ainsi faire progresser la culture scientifique, contribuer à lutter contre la désinformation et favoriser une décision fondée sur des données probantes ».
Expliquant que depuis 75 ans, le Centre produit des savoirs nouveaux, utiles au bénéfice des populations ivoiriennes, africaines et au-delà, ainsi que des institutions et des États. Notre démarche est celle d’une recherche-action. Attentive aux besoins des communautés, elle accompagne le développement dans les domaines de la santé, de la sécurité alimentaire, de l’agriculture, de la biodiversité et de l’environnement, mais aussi de la gouvernance et du développement social.

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Le chercheur et le journaliste, à l’en croire, partagent cette exigence, à savoir « questionner, vérifier et établir les faits ». Parlant de ce Centre en Côte d’Ivoire, Prof Zoueu a affirmé qu’il dispose de 7 stations, avec des rôles précis dans le domaine de la recherche scientifique.
A ce propos, il a rappelé que ce Centre organise, aujourd’hui, ses 75 ans d’existence. Ainsi, un colloque international a lieu, mardi 22 au 24 septembre 2026, sur le thème : « Recherche scientifique et partenariat public-privé, catalyseur de développement durable et du bien-être en Afrique subsaharienne ».
Expliquant ce thème des 75 ans, il a souligné l’ambition de mieux relier la production des connaissances à leur utilisation. Le dialogue entre chercheurs, pouvoirs publics, entreprises et communautés doit nous aider à transformer les résultats scientifiques en solutions accessibles, durables, dont les populations puissent bénéficier.
Marie-Laure N’Goran, présidente de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci), a expliqué que cette convention va permettre demain à un journaliste de travailler sur le changement climatique – parce que j’ai vu que vous faites des recherches dans ce domaine – de savoir à quel chercheur et vers quel chercheur se tourner. Une convention qui va permettre à une rédaction confrontée à une question sanitaire – vous en avez parlé – que ce journaliste-là puisse accéder rapidement à une expertise scientifique.
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Puis, son souhait ardent est que, « ce partenariat doit fonctionner donc dans les deux sens ». Pour Marie Laure N’Goran, et insistant sur ce partenariat avec le Centre, elle voudrait « un partenariat qui produise des résultats ». « Ces résultats doivent être utiles : utiles à vous-mêmes chercheurs, utiles aux journalistes que nous sommes, et surtout utiles aux populations ».
Magloire Madjessou
madjessoum@yahoo.fr










































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»