Le ministre Koné Katinan Justin a été arrêté et placé sous mandat de dépôt jeudi 11 septembre 2026. Il est interné depuis ce jour-là au Pôle pénitentiaire d’Abidjan(PPA), ex-MACA. Le Parti Communiste Français (PCF), a écrit depuis Paris, le 17 septembre, qu’il condamne fermement cette arrestation et exige la libération du 4ème vice-président du PPA-CI et de tous les détenus politiques. L’intégralité du message
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous mandat de dépôt de Justin Koné Katinan, quatrième vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) et ancien ministre.
Cette arrestation fait suite à une conférence de presse du 3 septembre 2026, où Justin Koné Katinan dénonçait la responsabilité du pouvoir dans l’orpaillage clandestin. Saisi d’une plainte du RHDP, le parti au pouvoir, pour « diffamation, injure et diffusion de fausses nouvelles », le dossier a été requalifié en antiterrorisme : déféré devant la section antiterroriste du tribunal d’Abidjan, il est désormais inculpé d’actes terroristes, d’attentat, de complot contre l’autorité de l’État, de participation à un mouvement insurrectionnel et d’atteinte à l’ordre public.
Ce glissement brutal d’une plainte pour diffamation vers une procédure antiterroriste fait peser de lourds soupçons sur les motivations réelles de cette arrestation. La défense conteste la régularité de la procédure et l’absence de faits précis et individualisés justifiant des accusations aussi graves. Utiliser la législation antiterroriste contre un dirigeant de l’opposition, à la suite de prises de position publiques, constitue une menace directe contre la liberté d’expression, le pluralisme politique et les droits démocratiques.
A lire aussi: Affaire Koné Katinan : « Ces faits ont été commis par le Ppa-CI à la suite d’une déclaration », Me Ben Meïté, avocat du Rhdp
Cette affaire s’inscrit dans un climat préoccupant de restriction de l’espace démocratique et de criminalisation de l’opposition. La justice ne saurait devenir l’instrument d’un règlement de comptes politique ni le prolongement des intérêts du parti au pouvoir : en démocratie, la critique de l’action gouvernementale, même vigoureuse, ne peut être assimilée au terrorisme ou à l’insurrection.
Le PCF exprime sa solidarité avec Justin Koné Katinan, sa famille, ses avocats, le PPA-CI et les forces démocratiques ivoiriennes. Il exige sa libération immédiate ainsi que celle de tous les détenus politiques, l’abandon des poursuites politiques et le respect des droits de la défense, de la présomption d’innocence et de l’indépendance de la justice.
Le PCF appelle le gouvernement français et l’Union européenne à sortir du silence et à agir en faveur de la libération des détenus politiques et du rétablissement des libertés démocratiques en Côte d’Ivoire. Le peuple ivoirien n’a pas besoin d’un nouvel engrenage de répression et de revanche. Il a droit à une vie politique pacifiée, à une justice indépendante et à une démocratie dans laquelle aucune voix n’est réduite au silence par la prison.
La rédaction










































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»