
Jeudi 14 mai 2026, l’Association des propriétaires terriens de l’île de Motobé (Aptim) et la communauté villageoise de Moossou 1 et 2 ont organisé sur le site, la cérémonie d’inauguration et de rétrocession de leurs terres. Un jour après, la société SOAF-ADA, par l’entremise d’un communiqué de presse, a produit un démenti sur la parcelle litigieuse estimée 8.000 ha sur le site l’Ile Motobé, estimant qu’elle demeure toujours sa propriété, au vu des documents brandis.
Le promoteur et aménageur foncier, Aimé Akpalé, s’insurge contre l’inauguration et la rétrocession des terres sur l’Ile de Motobé. Pourtant, depuis longtemps, il est le seul promoteur avoir fait des travaux d’envergure sur cet espace devenu, aujourd’hui, plus habitable. Selon lui, il s’agit « d’exposer l’entreprise à des risques sécuritaires et de jeter le discrédit sur un projet d’aménagement conduit depuis près de deux décennies dans le strict respect des lois de la République ».
Par ailleurs, la société Soaf-Ada est détentrice des titres fonciers et actes administratifs délivrés par l’État de Côte d’Ivoire. En effet, il s’agit l’Arrêté de concession définitive (ACD) portant sur une superficie de 2 446 850 m², suivant l’arrêté n°153780 du 20 août 2015.
« ADA pourrait être assimilée à une tentative d’escroquerie foncière et exposer ses auteurs ainsi que leurs éventuels complices à des poursuites judiciaires »
Pour elle, cette transaction foncière opérée en marge des droits légalement détenus par la société « ADA pourrait être assimilée à une tentative d’escroquerie foncière et exposer ses auteurs ainsi que leurs éventuels complices à des poursuites judiciaires ».

Alors qu’au moment de commencer les travaux sur ledit site, les propriétaires ou exploitants agricoles ont été tous indemnisés, à hauteur de 428. 125.000 Fcfa. Parmi ces personnes, figure N’Guessan N’Doumi. Par ailleurs, la société poursuivant ces travaux a dû investir la somme de 12 milliards de Fcfa sur le site.

Par ailleurs, la société d’aménagement foncier se réserve le droit d’engager, dans les plus brefs délais des actions judiciaires appropriées contre N’Guessan N’Doumi André et les membres de cette association pour « occupation illégale de parcelles, destruction de biens, troubles à l’ordre public et toute autre infraction susceptible d’être retenue par les juridictions compétentes. »
En 2007, le village de Motobé avait conclu un protocole d’accord portant sur un vaste projet de lotissement et d’aménagement foncier d’une superficie initiale de 373 hectares. À cette époque, la zone concernée était constituée, rappelle le communiqué de presse, d’un espace marécageux, boueux et difficilement exploitable. Convaincue du potentiel du site, la société a engagé d’importants investissements techniques et financiers après avoir accompli l’ensemble des procédures administratives requises par la réglementation ivoirienne.
Rappelons que cette affaire a déjà été devant les tribunaux, en 2024 et 2025. A ce jour, les juridictions ne sont pas encore prononcées encore moins déboutées telle partie. La société SOAF- ADA entend incessamment organiser une conférence de presse pour alerter la population et donner sa version exacte sur ce site conflictuel de l’ïle Motobé.
Magloire Madjessou









































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»