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Education nationale : Le Synepplaci décide la suppression du barème de salaire de 1994

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Oumar Camara, Sg de Synappleci de Côte d'Ivoire/ Ph Credo

Le Syndicat national des enseignants et des personnels laïcs de Côte d’Ivoire (Synepplaci) a organisé son assemblée générale, samedi 22 octobre 2022, à Treichville Abidjan. Les syndiqués à cette occasion ont décidé de la suppression de la convention collective de 1994. 

Le Syndicat national des enseignants et des personnels laïcs de Côte d’Ivoire (Synepplaci) a décidé de la suppression de la convention collective de 1994 de l’enseignement privé et de son barème de salaire.

Cette convention est un contrat qui lie les enseignements du privé laïc aux fondateurs des établissements privés. Mais les enseignants dénoncent cette convention et son annexe, ainsi que le barème des salaires minima signés pendant la dévaluation et qui n’ont jamais été améliorés.

Pour Camara Oumar, secrétaire général national du Synepplaci, la suppression de cette convention est possible car,  l’article 72 du code travail, le leur autorise. Selon lui, cet article stipule, « une des parties peut demander la suppression de la convention ». C’est en fonction de cette disposition du code du travail que les enseignants du privé laïc ont demandé, indique-t-il, la suppression de cette convention les liants aux fondateurs.

« La convention collective de 1994 lie deux parties. A partir du moment où une partie se retire, la convention devient nulle », a expliqué Camara Oumar. Cette décision de supprimer ladite convention, ces syndiqués l’ont exprimé au Président du tribunal d’Abidjan dans un courrier daté du 20 octobre 2022. Ce courrier annexé à un document expliquant les raisons de leur décision dont la presse a eu connaissance a été signé de Camara Oumar.

Cette action des membres du Synepplaci est une expression du rejet du barème de 1994, qui selon eux, ‘’dévalue’’ leur profession. En agissant ainsi, en principe, ils doivent être désormais rémunérés sur la base du barème de 1986 qu’ils trouvent judicieux.

Selon Camara Oumar, le barème de 1994 a été institué pendant la période de dévaluation. Mais, ce barème, a-t-il fait remarquer, n’est plus appliqué au niveau du public. C’est seulement au niveau du privé laïc que ce barème est toujours d’actualité.

En exigeant que les fondateurs payent désormais leurs personnels sur la base du barème de 1986, le Synepplaci espère donner de meilleures conditions de vie à ses membres en attendant que soit payés les arriérés de stock que leur doivent leurs employeurs, c’est-à-dire les fondateurs.

Aka Ahoussi       

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