
« Couverture éthique des élections et gestion durable des entreprises de presse ». Tel est le thème de la session de formation initiée par le Groupement des éditeurs de presse de Côte d’Ivoire (GEPCI), de concert avec le Fonds de développement de la formation professionnelle (FDFP) dont la cérémonie d’ouverture a eu lieu, le mardi 16 septembre 2025, à la Maison de la Presse, à Abidjan-Plateau.
Le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural, et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, parrain de la cérémonie, a dit être particulièrement sensible à la question de l’accès équitable à l’information, y compris dans nos zones les plus reculées.
« Une presse forte et bien structurée est un levier puissant pour le développement local et la cohésion nationale », a-t-il argumenté. Et de poursuivre : « Je voudrais donc encourager les journalistes ici présents à s’approprier pleinement cette formation, à en faire un outil de transformation de leurs pratiques, et à devenir des vecteurs de paix, de vérité et de progrès ».
Le ministre a apprécié le fait que les journalistes aient saisis les enjeux des futures échéances électorales qu’ils souhaitent aborder avec beaucoup de responsabilité et de professionnalisme, conformément aux règles d’éthique et de déontologie. Il dit être pour une presse au service du débat démocratique, contradictoire.
La plume doit être un instrument de célébration de l’excellence, du travail bien fait et du mérite
« Non à une presse qui attise les tensions sociales et politiques entre les communautés », a-t-il prévenu. Et d’ajouter : « La plume n’a pas vocation à devenir une arme de guerre, pour exacerber les tensions, provoquer des destructions ou tuer. La plume doit plutôt servir à construire, à critiquer tout en rassemblant autour de valeurs universelles. La plume doit être un instrument de célébration de l’excellence, du travail bien fait et du mérite », a exhorté Kouassi Adjoumani.

« En conclusion, je réitère mon engagement à accompagner toutes les initiatives qui visent à renforcer les capacités de nos journalistes, à promouvoir une presse éthique et à consolider notre démocratie », a-t-il conclu.
Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, ministre de la Communication, a posé la question de savoir les initiatives qu’il faut entreprendre pour rendre les entreprises de presse viables. Parce qu’elles contribuent au développement social et économique de la Côte d’Ivoire. Il a fait la promesse de ce que le gouvernement ivoirien va accéder aux requêtes des journalistes à l’issue de ces séances de formations.
couvrir une élection, ce n’est pas seulement relater, c’est vérifier, contextualiser…
Quant à Me Abdoulaye Ben Méité, président de la commission des Affaires générales et institutionnelles, Représentant le président de l’Assemblée nationale, il a souligné que couvrir une élection, ce n’est pas seulement relater, c’est vérifier, contextualiser, mais c’est aussi donner des repères et mettre la population à l’abri de la manipulation. Selon lui, « une presse bien formée, c’est une démocratie bien informée ».
Le secrétaire général du FDFP, Dr Philippe N’Dri, a annoncé que « La responsabilité des journalistes est immense : être des remparts contre la désinformation, la manipulation et les discours haineux » ajoutant que « Le journalisme éthique est un service rendu à la démocratie ». Et que le journaliste doit renforcer la confiance avec le peuple.
132 journalistes et patrons de presse suivent ces formations jusqu’à demain, mercredi. Cette formation qui est financé à hauteur de 20 millions FCFA par le FDFP, vise à renforcer les compétences techniques et éditoriales, mais aussi à consolider la viabilité économique des entreprises de presse.
Le président Adama Bictogo a offert 3 millions FCFA aux organisateurs, quant au ministre d’Etat, Kouassi Adjoumani a offert 2,5 millions FCFA.
Magloire Madjessou









































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»