Même si la date des obsèques de leur père n’est pas encore fixée, l’on se demande si Karim et Boubakar dit Bouba, les fils d’IBK pourront assister aux obsèques de l’ex-président, surtout qu’ils ont en maille avec la justice de leur pays.
En moins de 15 mois, le Mali vient de perdre deux de ses anciens présidents. Après Amadou Toumani Touré dit ATT décédé le 10 novembre 2020, c’est Ibrahim Boubacar Keita dit IBK que le Mali vient de perdre ce 16 janvier 2022. Tous deux avaient été élus démocratiquement avant d’être renversés par des coups de force. Renversé le 21 mars 2012, ATT s’était réfugié au Sénégal, avant de revenir au pays, où il s’est éteint.
Renversé le 20 août 2020, le président IBK, lui s’était retranché à son domicile de Sebenikro en compagnie de sa épouse Aminata où il suivait des soins médicaux.
IBK qui avait connu une grave alerte médicale peu de temps après son renversement avait été évacué vers Abu Dhabi (Emirates arabe unie) en septembre de la même année. Revenu au pays quelques semaines après, il ne s’était plus mené de la vie politique de son pays, jusqu’à sa mort, ce dimanche 16 janvier 2022, au domicile familial, a-t-on indiqué de source officielle.
Ibrahim Boubacar Keita avait 76 ans. Depuis son éviction du pouvoir, ses deux fils Karim et Bouba ont trouvé gîtes et couverts à Abidjan. Le second était resté en Guinée au moment de la chute de son père. Les putschistes l’avaient retenu et écroué en prison. Son avocat avait plaidé auprès des juges pour qu’il soit relâché comme les autres. Mais rien n’y fit.
Reste à savoir si ceux-ci pourront se rendre au Mali pour participer aux obsèques de leur père (dont la date n’est pas encore connue) surtout que l’un des fils d’IBK, en occurrence Karim Keita est actuellement recherché par la justice de son pays et exilé à Abidjan depuis la chute au pouvoir de son défunt père Ibk. Il est soupçonné d’être impliqué dans la disparition d’un journaliste malien.
Ahoussi Aka











































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»