
A la suite du pèlerinage du clergé ivoirien à Abli dans le département de Toumodi, Credochristi.com a rencontré Amani Assiè Gervais, membre de la famille biologique de Mgr René Kouassi, qui souhaite qu’Abli devienne une terre de pèlerinage national.
Vos impressions, après ce pèlerinage organisé par le clergé ivoirien
Nous voulons remercier tout le clergé pour ce grand geste qu’il vient de faire. La famille est très reconnaissante. Mgr René Kouassi est le premier prêtre ivoirien. Ça n’a pas été facile surtout qu’en 1934, au niveau de nos familles, il y avait encore beaucoup d’adorateurs d’eau, et aussi des obstacles.
Il a été persévérant et aujourd’hui, je crois que l’église de Côte d’Ivoire vient de poser un acte de très grande portée et nous membres de la famille, nous les remercions. Nous souhaitons qu’à partir de maintenant, Abli devienne un lieu de pèlerinage pour la Côte d’Ivoire, et pourquoi pas, pour l’Afrique.
Abli devienne un lieu de pèlerinage pour la Côte d’Ivoire, et pourquoi pas, pour l’Afrique
Est-ce qu’à un moment donné, vous n’êtes pas senti abandonner par l’Eglise catholique ?
Je ne pense pas. C’est quelqu’un qui a marqué notre vie. Moi, je l’ai rencontré, j’ai échangé avec lui pendant que j’étais au CMI. Aujourd’hui, j’ai la soixantaine. Il a marqué beaucoup les esprits. Je pense que l’Eglise n’a pas perdu trop de temps pour lui rendre hommage.
Qu’est-ce que ce pèlerinage symbolise pour votre famille ?
C’est une grande chose puisque finalement, Mgr René Kouassi a eu trop vite raison puisque par la suite, nous nous sommes rendus compte que le chemin qu’il a emprunté était le bon. C’était le chemin du Christ, le chemin de la vie. Donc nous sommes heureux de cette reconnaissance de l’Eglise. Aujourd’hui, on se rend compte qu’il avait pris la bonne voie, la voie du Seigneur.
Entretien réalisé par A. Aka










































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»