Il y a plus d’une semaine, Bassirou Diomaye Faye, président de la République du Sénégal, a demis son Premier ministre Ousmane Sanko de ses fonctions. Ce mardi 2 juin 2026, celui-ci a fait une déclaration à la presse dans laquelle il est revenu largement sur la longue crise qui l’oppose à son ex compagnon de lutte, Diomaye Faye depuis leur accession au Palais.
Le 22 mai, le président du Sénégal Bassirou Diomaye Faye a mis fin aux fonctions de son Premier ministre Ousmane Sanko. Dans la foulée, celui-ci a fait une déclaration en présence des membres de son parti politique, le Pastef, en leur expliquant les détails de cette affaire.
Le vendredi 22 mai, sur l’invitation du président de la République, Sanko est convoqué pour une audience au Palais, à 16h. Selon Ousmane Sanko, ex Premier ministre, nous avons échangé. A l’en croire, il a mis fin à leur collaboration puisque « je lui incommodais ». Pour lui, il s’entendait plus à cette décision prise par le président de la République, car depuis longtemps, les deux amis n’étaient plus en odeur de sainteté pour la gestion du pouvoir politique. C’est pourquoi, il dira au président Diomaye Faye, « si le marigot était peu étroit pour nous deux… ».
Les multiples difficultés qui se tramaient à l’horizon du ciel sénégalais, et personne ne pouvait dire le contraire. Ousmane Sanko n’a pas porté de gants pour dire vertement à son ami de lutte ce qu’il pense. « Ce pays ne peut pas se passer d’un gouvernement sérieux. J’ai été Premier ministre pendant 2 ans… », a-t-il fait savoir.
De plus, s’il y a des divergences politiques entre les deux amis, il aurait demandé à discuter avec des émissaires du parti
Parlant de la composition du gouvernement du Premier ministre Ahmadou Mohamed Lô, Ousmane Sanko, président du Pastef, dit ne pas être consulté pour la formation de ce gouvernement. De plus, s’il y a des divergences politiques entre les deux amis, il aurait demandé à discuter avec des émissaires du parti et non nommée une personnalité qui n’as rien avoir avec le parti. Ainsi, il estime qu’il doit « être technocrate et sortir du jeu politique ».
Pour avoir été son collaborateur principal durant les luttes dans l’opposition et la gestion du pouvoir, Ousmane Sanko pense intimement connaitre Diomaye Faye. « Je sais beaucoup de choses. Il faut qu’il évite de nous provoquer… ». Pour lui, « il ne gagne rien à quémander à entrer dans ce gouvernement. Le Pastef n’entrera pas dans ce gouvernement ». Alors que le Pastef un parti majoritaire à l’Assemblée nationale, avec 130 députés sur 160.
Bilan « largement positif »
Nommé Premier ministre après la victoire à la présidentielle de 2024, Ousmane Sanko jouait bien son rôle après que les difficultés entre des personnalités aient apparue. Le 26 mai, il est demi de tes fonctions après moult divergences avec le président Bassirou Diomaye. Pour son bilan, le président du Pastef estime qu’il est largement positif. Il en veut pour preuve, la baisse des prix des produits, le respect des échéances de la dette ; la renégociation avec les contrats ; la réussite des grands programmes sur les campagnes etc.
Démis de ses fonctions, et élu président à l’Assemblée nationale du Sénégal depuis 26 mai dernier, Ousmane Sanko, loin des clameurs, soutient qu’il faut accompagner le président Diomaye Faye pour qu’il réussisse ses actions à la tête du pays. Au cas où il ne réussirait pas, on accuserait le Pastef. « Nous sommes là pour l’accompagner », insiste-t-il.
Magloire Madjessou










































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»