Accueil A la une Mondial 2026 : L’Espagne s’offre sa deuxième Coupe du monde de son...

Mondial 2026 : L’Espagne s’offre sa deuxième Coupe du monde de son histoire face à l’Argentine

PARTAGER
La Roja bat une équipe argentine, presque inexistante sur le terrain, durant des minutes.../Ph DR

Au terme d’un match qu’elle a largement dominé face à une Argentine qui a effectué son premier tir à la 117e minute, l’Espagne est devenue championne du monde au bout du suspense grâce à un but de Ferran Torres en prolongation (1-0). Deux ans après son titre européen, la Roja valide son statut de meilleure équipe de la planète.

L’Espagne a remporté ce dimanche à New York la 23e Coupe du monde, la deuxième de son histoire après son succès de 2010 face aux Pays-Bas, en Afrique du Sud (1-0 a.p.). Un triomphe qui vient s’ajouter aux trois Championnats d’Europe remportés par la Roja en 2008, 2012 et 2024, et la consacre comme la plus grande sélection du XXIe siècle.

L’Espagne a largement dominé une rencontre décevante et hachée, au cours de laquelle elle aura malgré tout su imposer son rythme, ses intentions et son football de possession, sans jamais reculer ni se renier. Cette victoire, contre une équipe argentine méconnaissable et totalement inoffensive (0 expected goal durant le temps réglementaire, premier tir à la 117e) avant sa rébellion des cinq dernières minutes, s’est finalement décidée dans la prolongation sur un joli but de Ferran Torres (106e).

Le joueur du FC Barcelone courtisé par le PSG a repris du pied gauche une remise de la tête de Nico Williams sur un centre de Pedri, offrant à son équipe une victoire méritée, tant l’Espagne a été au-dessus. Seize ans après s’être imposée grâce à un but d’Andres Iniesta contre les Pays-Bas (1-0, 116e), la prolongation a donc été favorable à l’Espagne. Mais ce succès, devenu inéluctable au fil du match, a été très long à se dessiner.

Messi introuvable

La première période a été d’un ennui redoutable avec seulement 0,23 expected goal pour la Roja, tandis que l’Argentine a joué essentiellement dans son camp. Dominante sans être spectaculaire, prudente dans la crainte d’être prise en contre, l’Espagne a tiré trois fois au but avant la pause, par Lamine Yamal (5e), Mikel Oyarzabal (39e) et Marc Cucurella (43e).

Mais sa domination est restée stérile face à une Albiceleste qui a refusé le jeu mais pas les duels. Handicapé par la sortie sur blessure de Lisandro Martinez (remplacé par Nicolas Otamendi, 44e), et jugeant sans doute son équipe en difficulté face à la possession espagnole, Scaloni a profité de la pause pour renforcer son milieu en faisant entrer Leandro Paredes à la place de Nicolas Gonzalez, décalant ainsi Alexis Mac Allister dans le couloir gauche.

L’ancien Parisien a été assez vite averti (52e), Messi est resté introuvable pour ses partenaires et la Roja a continué à dominer les débats. Olmo a forcé Martinez à un arrêt réflexe mal maîtrisé (64e), Yamal a été de plus en plus dangereux sur ses centres et la pression s’est accentuée. Martinez a bloqué une tête de Ferran Torres sur un centre de Yamal (67e) et les duels à la limite de la faute se sont multipliés dans la surface argentine.

Comme en 2010, l’Espagne monte sur le toit du monde deux ans après avoir gagné un premier Euro. Un deuxième avait suivi dans la foulée, en 2012. La bande à Rodri sait désormais ce qu’il lui reste à faire pour rejoindre celle de Xavi dans l’histoire.

Lamine Yamal aurait pu être le héros

Devant les difficultés de son équipe, Scaloni a multiplié les changements – sorties de Montiel, Romero et de Paul, entrées de Molina, Medina et Simeone – sans pouvoir inverser la tendance et modifier un rapport de force de plus en plus favorable à la Roja.

Aymeric Laporte a repris de la tête un centre de Nico Williams (81e) que Martinez a stoppé. Ferran Torres n’a pas réussi à redresser sa frappe sur une belle passe de Mikel Merino (87e), Williams a frappé fort dans les mains de Martinez (90e + 3) et, dans le temps additionnel, Enzo Fernandez s’est fait expulser pour un second avertissement, après une grosse faute sur Pau Cubarsi (90e + 3).

Un dernier coup franc de Lamine Yamal aurait pu offrir la victoire à l’Espagne avant la prolongation, mais Martinez l’a sorti d’une belle parade (90e + 8). Dans la prolongation, Williams a buté de la tête sur Martinez (94e) avant que l’arbitre slovène Slavko Vincic ne refuse un but à l’attaquant de l’Athletic Bilbao pour une faute de Merino sur Otamendi (97e).

L’Argentine a failli égaliser

Merino a eu une balle de match de la tête mais il n’a pas cadré (103e). Et puis Ferran Torres a donc trouvé l’ouverture sur un but splendide, collectif et technique (1-0, 106e).

L’Argentine a tenté de réagir mais la maîtrise est restée espagnole. Torres a même inscrit un deuxième but, refusé pour hors-jeu (113e). Enfin visible, Messi a frappé très fort dans le visage de Merino (117e) en voulant marquer. Simeone a trop enlevé une balle de 1-1 facile (120e + 2) mais l’Espagne a tenu, comme toujours. Meilleure défense de la Coupe du monde (1 but encaissé en huit matches), la Roja aura été en contrôle durant tout le tournoi. C’est la victoire de la solidité, de l’équilibre et d’un collectif supérieur à tous les autres. Et ça fait longtemps que ça dure.

L’Espagne reste désormais invaincue lors de ses 38 derniers matches dans toutes les compétitions, la plus longue série jamais réalisée par une équipe européenne ou sud-américaine dans l’histoire.

L’Equipe

PARTAGER