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Charles Blé Goudé : « L’opposition a de réelles chances de gagner cette élection »

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Charles Blé Goudé, président du Cojep, /Ph DR

En conférence de presse, lundi 15 septembre 2025, Charles Blé Goudé, président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), a déclaré que l’opposition a de « réelles chances » de remporter la présidentielle d’octobre 2025.

« Je crois fermement que l’opposition a de réelles chances de gagner cette élection. Il est à rappeler que bon nombre d’Ivoiriens n’ont pas participé aux élections présidentielles de 2015 et 2020 », a affirmé Charles Blé Goudé.

Cette déclaration de l’ancien chef de file des jeunes patriotes intervient une semaine après la publication par le Conseil constitutionnel de la liste définitive des candidats retenus pour l’élection présidentielle. Sur les 60 candidatures déposées, seules cinq personnalités ont été retenues, parmi lesquelles Alassane Ouattara, président sortant, Ahoua Don Mello, Simone Ehivet, Jean-Louis Billon et Henriette Lagou.  

Cinquante-cinq autres, dont celles de Laurent Gbagbo, Pascal Affi N’guessan et Tidjane Thiam, ont été rejetées. Une décision qui continue de nourrir l’incompréhension et la frustration dans une large partie de l’opinion publique. Charles Blé Goudé a tenu à exprimer sa solidarité envers ces figures majeures de la scène politique. « Je pense à Gbagbo, Affi et Thiam, mais aussi aux milliers de militants qui se sont mobilisés pour porter leurs candidatures. Leur colère et leur sentiment d’injustice sont légitimes, et je les partage », a-t-il déclaré.

Je pense à Gbagbo, Affi et Thiam, mais aussi aux milliers de militants…

Il a également rendu hommage à des personnalités comme Assalé Tiémoko et Vincent Toh Bi, recalés, eux aussi, mais dont l’engagement aurait, selon lui, apporté un nouveau souffle au débat politique. 

Se sachant lui-même victime d’une exclusion politique – son dossier ayant été rejeté pour cause de condamnation en Côte d’Ivoire malgré son acquittement par la Cour pénale internationale – le président du COJEP a insisté sur le fait que la question dépasse les cas individuels. « Ce qui est en jeu aujourd’hui, ce n’est pas ma personne. Ce qui compte, c’est l’avenir de la Côte d’Ivoire », a-t-il martelé.

L’histoire récente nous enseigne que la voie de la violence ne mène qu’au chaos. La seule option crédible est de transformer notre soif de changement en votes massifs.

Les urnes, la seule alternative

Face à la déception ambiante, Blé Goudé invite l’opposition et ses électeurs à ne pas céder au découragement. Pour lui, le véritable combat se trouve désormais dans les urnes. « Je reste convaincu que si tous ces millions d’Ivoiriens qui se sont abstenus de participer à l’élection présidentielle en 2015 et 2020 votent massivement, nous gagnerons la prochaine élection présidentielle« , a-t-il insisté. 

« On peut rejeter des candidatures, mais on ne peut pas arrêter l’élan d’un peuple décidé à faire entendre sa voix dans les urnes. Car, dans l’isoloir, l’on est seul avec sa conscience et sa détermination« , a souligné l’ex-ministre de la Jeunesse.  Reconnaissant que le système électoral actuel suscite de nombreuses critiques, il a néanmoins rejeté toute alternative extra-institutionnelle.

« Pour moi, la seule voie pour parvenir au changement sans faire couler une seule goutte de sang d’aucun ivoirien, est celle des urnes », a-t-il souligné

« Ma profonde conviction est la suivante : nous n’obtiendrons ni l’alternance, ni les changements souhaités, si nous ne nous mettons pas en capacité de décider. Pour moi, la seule voie pour parvenir au changement sans faire couler une seule goutte de sang d’aucun ivoirien, est celle des urnes », a-t-il souligné.

Blé Goudé a par ailleurs appelé la Commission électorale à indépendante assumer sa « lourde responsabilité » en organisant un contrôle transparent et sécurisé, afin d’éviter au pays de revivre les douloureux épisodes post-électoraux.

Enfin, il a annoncé la tenue d’une convention du COJEP le 4 octobre prochain à Yamoussoukro, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny. Objectif : désigner le candidat de l’opposition que son parti soutiendra. « L’heure n’est plus aux querelles ni aux polémiques, mais au rassemblement », a-t-il lancé.

Linfodrome.com

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