La 128è Assemblée plénière de la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire s’est tenue, du 19 au 25 janvier 2026, à San Pedro. Au cours de ces assises, les évêques ont réfléchi sur plusieurs sujets. Notamment le projet de création d’une université catholique, l’éducation catholique et la réconciliation.
Les évêques catholiques, lors de leurs assises dans le diocèse de San Pedro, ont réfléchi sur plusieurs points importants. Pour ce qui est de l’université catholique, qui doit avoir lieu, à Yamoussoukro, Côte d’Ivoire, les évêques ont réaffirmé les résolutions des assises de la Conférence de l’année 2024-2025 sur le projet de création d’une université.
Selon les évêques, cette université « vise la formation intégrale humaine de la personne (intellectuelle, humaine, éthique et spirituelle) et entend devenir un pôle d’’excellence académique, éthique et technologique, au service du développement humain intégral ».
Aussi, les évêques recommandent la phase opérationnelle, avec la formalisation juridique du Comité de pilotage, des demandes d’autorisations, des appels d’offres transparents et le recours à des expertises techniques spécialisées.
Au cours de cette Assemblée, les évêques ont été informés des difficultés majeures qui plombent l’Association nationale de l’éducation catholique de Côte d’Ivoire. Entres autres, les subventions scolaires, contentieux en cours, arriérés de paiement de l’Etat et la régularisation des cotisations sociales (Cnps) des diocèses.
Avec les problèmes soulevés, la Conférence des évêques a réaffirmé « son engagement à accompagner, dans un esprit de dialogue et de responsabilité, les réformes nécessaires pour garantir une éducation catholique de qualité ».
Après la présidentielle et législative 2025, les évêques lancent un appel pressant à la réconciliation vraie, sans tricherie ni exclusion. Car pour eux, c’est la condition indispensable pour une paix durable. Par ailleurs, ils exhortent les acteurs politiques, religieux et sociaux à privilégier la vérité, la justice, le dialogue et le respect de la dignité humaine, qui demeurent « les fondements solides de la cohésion nationale ».
Magloire Madjessou










































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»