L’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci) a été assignée en référé par la justice, suspendant ainsi le 12è Congrès de la corporation. Le président sortant de l’Unjci, Jean Claude Coulibaly et Yacouba Gbané, vice-président du Conseil d’administration, ont co-animé une conférence de presse, vendredi 20 février 2026, à la Maison de presse d’Abidjan Plateau, pour expliquer les péripéties de cette affaire judiciaire.
« Le 12ᵉ Congrès ordinaire de l’Unjci est suspendu. Ainsi en a décidé la justice. À la suite d’une assignation en référé d’heure à heure introduite par le Collectif des journalistes pour le respect des textes de l’Unjci, le juge des référés a ordonné la suspension des assises qui devaient s’ouvrir ce jour ». Telle est la déclaration du président sortant de l’Union, Jean Claude Coulibaly, après la suspension du 12è Congrès ordinaire, qui devrait avoir lieu, les 20 et 21 février, à la Maison de presse d’Abidjan-Plateau.
Selon le président sortant, il a décidé de faire appel de cette décision, qui porte « un arrêt brutal au processus électoral que nous avons entamé, depuis le mois de novembre 2025 ». Nous prenons acte de cette décision de justice, a fait savoir Coulibaly. Mais nous ne pouvons taire l’amertume profonde qui étreint aujourd’hui, la grande famille des journalistes de Côte d’Ivoire.
Selon lui, c’est pour la première fois dans l’histoire de notre Union, nous sommes empêchés de nous réunir souverainement, aux dates fixées par le Conseil d’administration et le Conseil exécutif, pour renouveler nos instances et débattre de l’avenir de notre organisation.
Par ailleurs, le conférencier a indiqué que l’Unjci est une institution bâtie sur la légalité, la responsabilité et le respect des textes. Elle est la maison commune des journalistes ivoiriens.
« Elle ne peut être fragilisée par des tensions conjoncturelles ou des divergences d’interprétation. Notre responsabilité collective est de préserver son unité, sa crédibilité et son autorité morale », dit-il, avant de lancer un appel au calme, à la retenue et au sens élevé de la responsabilité. Pour Jean Claude Coulibaly, l’Unjci est plus grande que nos divergences.
Ettien est « différent » de Lance Touré…
Quelques journalistes voudraient comparer l’histoire du candidat Franck Ettien à Lance Touré. En 2019, la candidature de Lance Touré a été invalidée au prétexte que sur sa liste, un de ses membres était déjà fonctionnaire, Inza, a expliqué Yacouba Gbané, vice-président du Conseil d’administration, lors de la conférence, vendredi.
« Ce n’est pas Lance qui a éliminé Lance Touré mais plutôt Inza qui a éliminé Lance. Nous avons reçu des documents, où il était mentionné que Inza avait un numéro matricule ; il a même pris fonction à la décentralisation. Ainsi, nous avons posé la question à Inza, est-ce vraies ces informations ? Inza a répondu qu’il n’est pas à la décentralisation. Puis, nous lui avons demandé, est-ce qu’il y a des documents, qui attestent cela ? Il dit qu’il y a des documents qui attestent. (…). Il (Inza) n’a pu envoyer les documents et son portable est resté fermer … », a expliqué Gbané. Qui selon lui, « ce n’est pas la même chose que Franck Ettien ».

« Cette année, nous allons réagir… »
Des journalistes ivoiriens saisissent la justice pour une affaire que le Conseil d’administration peut régler ou préfèrent ester en justice l’Unjci. Jean Claude Coulibaly invite les journalistes ivoiriens à faire attention aux actes qu’ils posent. Parlant du confrère incriminé, il soutient que celui-ci n’est pas électeur encore moins membre de l’Unjci.
« Nous sommes complexes quant à la démarche du frère parce que pour ester en justice, il faut avoir intérêt. On se rend compte qu’il y a des gens qui n’ont rien avoir avec notre union et prenne le malin plaisir de nous ester en justice », a-t-il dénoncé. Alors qu’il y a 3 ans, a rappelé Jean Claude Coulibaly, nous avons été traduit devant les tribunaux.
« Cette année, nous allons réagir. On ne peut pas continuer comme cela. Nous allons porter plainte contre ces personnes, qui trainent le nom de l’Unjci dans la boue, qui portent des accusations mensongères, calomnient et portent atteinte à l’honorabilité de sa dignité », a réagi vigoureusement le président Coulibaly, devant des journalistes enthousiastes.
Magloire Madjessou










































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»