
Ce mois appelé « Octobre rose » a été un moment d’échanges pour sensibiliser les femmes et les hommes au dépistage du cancer, avec l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci) et l’association Cœur sein. Ainsi, le mercredi 7 octobre 2026, les professionnels des médias et l’association Cœur sein ont co-organisé une conférence sur le thème : « Un monde sans cancer, les médias s’engagent ». Cette conférence s’est tenue en Zone 4, à Marcory (Abidjan), en présence d’associations de femmes et de journalistes.
Myss Belmonde Dogo, ministre de la Cohésion sociale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, marraine de cette cérémonie, a souligné que les mères doivent se faire dépister assez tôt face à cette pathologie qu’est le cancer du sein.
Pour la marraine, nous sommes réunis pour « parler de la vie, de la vie de nos mères, de nos sœurs, de nos filles, de nos épouses, de nos collègues et de nos amis. Derrière chaque famille touchée par le cancer, il y a une famille qui tremble, des enfants qui s’inquiètent, des proches qui espèrent. Derrière la femme sauvée, parce qu’elle a été dépistée suffisamment tôt, il y a une victoire qui nous rappelle une chose essentielle : la prévention, qui peut sauver des vies », a-t-elle déclaré.
À propos du thème, la ministre Myss Belmonde Dogo dira aux journalistes que « votre responsabilité est plus immense ». À l’en croire, une information diffusée au bon moment peut pousser une femme à se faire dépister. Un reportage, un témoignage, selon elle, peut briser un tabou ; un message diffusé sur les réseaux sociaux peut atteindre une jeune femme qui, autrement, n’aurait jamais franchi la porte d’un centre de dépistage. Derrière cette simple information, il y a une vie sauvée.
Pour l’engagement des journalistes dans cette lutte, selon la ministre de la Cohésion sociale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, il est « précieux ». Le cancer du sein, souligne-t-elle, quand il est dépisté tôt, se guérit.

« J’invite mes sœurs à se faire dépister une fois dans l’année (…). Que les journalistes aillent dans les marchés, dans les lieux publics pour parler aux femmes. Le cancer du sein n’est plus une fatalité, on peut en guérir. Votre engagement dans cette lutte est précieux. À mes sœurs, n’attendez pas que la maladie se manifeste pour consulter un médecin », parce que, pour elle, « savoir tôt, c’est se donner davantage de chances d’agir tôt. Prendre soin de son corps n’est pas un acte égoïste. Une femme qui protège sa santé protège également sa famille, une communauté et une partie de notre société. »
Nous sommes à vos côtés et votre courage doit devenir le courage de toute la société
En substance, la ministre de la Cohésion sociale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté explique qu’une femme atteinte du cancer ne doit pas affronter seule la maladie ; elle ne doit pas avoir affronté seule le regard des autres, la peur ou l’abandon. « À celle qui se bat aujourd’hui contre la maladie : vous n’êtes pas seule. Nous sommes à vos côtés et votre courage doit devenir le courage de toute la société », et de s’incliner devant celles qui ont perdu la vie des suites de cette maladie.
Marie-Laure N’Goran, présidente de l’Unjci, s’adressant aux femmes, dira que ce matin, « nous célébrons la victoire sur ce mal pernicieux qu’est le cancer ». Expliquant les motifs du choix de la marraine, elle dira qu’il n’y a pas de limites pour elle. Selon Marie-Laure, à évoquer le social, son cœur parle aussi.
« On lui a diagnostiqué un cancer du poumon, alors qu’il n’a jamais bu ni fumé. »
Bintou Sanogo, présidente du conseil d’administration du Réseau des professionnels des médias, des arts et des sports engagés dans la lutte contre le Sida et les autres pandémies en Côte d’Ivoire (Repmasci), a expliqué dans son témoignage poignant avoir perdu son frère aîné, qui n’avait que 23 ans.
Pourtant, selon elle, celui-ci ne fumait pas et ne buvait pas. « On lui a diagnostiqué un cancer du poumon, alors qu’il n’a jamais bu ni fumé. » Pour finir, elle a invité les journalistes à éduquer, car, pense-t-elle, « c’est nous qui sommes la voix des sans-voix », à travers nos plumes, nos micros, etc. Octobre rose, pour elle, n’est pas une fête, encore moins une célébration, mais chaque journaliste, au cours de l’année, doit pouvoir informer sur la sensibilisation et le dépistage du cancer du sein…
Magloire Madjessou









































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»