Selon un nouveau rapport de la Fédération des journalistes africains (FJA), l’organisation panafricaine de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), en date du 28 octobre 2026, les journalistes ont du mal à gagner leur vie, à travailler en toute sécurité et à exercer librement leur métier.
1 586 journalistes issus de 45 pays répartis dans 5 régions du continent ont répondu aux questions. Dans ce rapport, il révèle comment les journalistes perçoivent des salaires de misère, la précarité de l’emploi et les menaces.
On attend que des journalistes informent le public…
Les conclusions de ce rapport mettent en lumière une profession en profonde crise. « On attend que des journalistes informent le public, a déclaré Omar Faruk, président de la Fédération des journalistes africains (FJA), alors ils luttent pour survivre. » Ces problèmes ne sont pas dissociables, entre autres, la pauvreté, la précarité de l’emploi et les menaces poussent le journaliste au silence.
Selon le président Omar Faruk Osman, lorsque les journalistes ne peuvent pas gagner leur vie, travailler en toute sécurité ou rendre compte librement, la liberté de presse n’existe que sur le papier et le public est privé des informations dont il a besoin.
Mieux, le rapport révèle que 61 % des personnes interrogées ont déclaré que leurs revenus issus du journalisme ne couvraient pas leurs besoins de base, tandis que 4 % ont indiqué que leurs salaires couvraient leurs dépenses existentielles. Par contre, 58 % des journalistes notent qu’ils ont des salaires en retard, 62 % travaillent sans contrat écrit et 71 % ne bénéficient d’aucune protection sociale.
le rapport révèle que 61 % des personnes interrogées ont déclaré que leurs revenus issus du journalisme ne couvraient pas leurs besoins de base
Pourtant, le même rapport mentionne que 65 % ont subi des menaces ou des actes d’intimidation liés à leur travail au cours des 3 dernières années. Seuls 17 % se sentaient toujours en sécurité lorsqu’ils exercent leur activité, tandis que 55 % se sentaient rarement, voire jamais, en sécurité.
En plus des difficultés énoncées, il y a la violence physique, le harcèlement et les abus sexuels, etc., auxquels sont confrontés des journalistes. Concernant l’année 2025, selon la Fédération internationale des journalistes (FIJ), au moins 18 journalistes et professionnels des médias ont été tués, en Afrique, dans l’exercice de leur fonction.
au moins 18 journalistes et professionnels des médias ont été tués, en Afrique, dans l’exercice de leur fonction
En définitive, ces résultats révèlent « une grave pression sur le bien-être des journalistes et l’avenir de la profession ». La FJA, au vu des résultats de ce rapport, souhaite une action urgente et concrète de la part des gouvernements, des employeurs du secteur des médias et des institutions concernées. Le rapport réclame aussi « des salaires équitables, des contrats écrits, une protection sociale et des lieux de travail sûrs ».
Magloire Madjessou










































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»