Accueil A la une Nouvel organe électoral : Voici les propositions du PPA-CI, FPI, HCE, ADCI…

Nouvel organe électoral : Voici les propositions du PPA-CI, FPI, HCE, ADCI…

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Des partis de l'opposition remettent leurs propositions au ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Gal Diomandé/Ph DR

Depuis la semaine dernière, les partis politiques de l’opposition ont commencé à déposer leurs propositions pour le nouvel organe électoral, devant remplacer la défunte Commission électorale indépendante (CEI). Ainsi, ce lundi 5 octobre 2026, ce fut le tour d’une autre partie de l’opposition, notamment le Haut Conseil pour les élections (HCE) conduit par Dr Simone Ehivet Gbagbo, le FPI, le PPA-CI, l’ADCI, des groupements de partis politiques et des personnalités de la société civile de remettre leurs propositions au ministère de l’Intérieur. À sa sortie, l’ex-Premier ministre Pascal Affi N’Guessan a exprimé les propositions de ces groupements politiques.

S’exprimant à sa sortie de la réunion avec le Gal Vagondo Diomandé, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), a souligné que c’est un acte important parce que nous savons ce qui a été à la base des conflits électoraux en Côte d’Ivoire.

Pour lui, il y a eu l’absence de confiance, l’absence de légitimité de l’organe chargé des élections. Concernant la dissolution de cette défunte CEI et l’ouverture de ce processus, « c’est une opportunité qui est offerte à la Côte d’Ivoire de bâtir ensemble, dans la confiance, un nouvel organe qui soit satisfaisant pour tous les acteurs, qui réponde aux standards internationaux et qui garantisse demain des élections équitables, inclusives, justes et transparentes », a-t-il dit.

Au-delà de la structure de l’organe, le débat devrait se déplacer vers le Code électoral, présenté par plusieurs acteurs comme le véritable point d’achoppement national. En cause, les dispositions qui ont écarté des candidats potentiels lors des présidentielles passées. Le Code électoral ne se limite pas à l’organe : il englobe les modalités d’organisation et le fonctionnement même des scrutins. C’est à cette étape que se jouera l’essentiel.

La délégation se félicite de l’état d’esprit qui prévaut et attend désormais la phase du dialogue national et politique, où les propositions déposées pourront être précisées et débattues à une même table.

Reste une question, que personne n’aborde encore frontalement la volonté politique de transformer ces exigences en texte de loi. Le dépôt de propositions n’est qu’un premier pas ; leur traduction dans le droit électoral dira si la confiance recherchée dépasse le stade des déclarations d’intention.

Magloire Madjessou

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