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Après sa défaite aux législatives : Simon Doho dénonce de graves dérives et saisit les juridictions

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Simon Doho, ex député remercie les populations et attend saisir les juridictions/Ph DR

48 heures après sa défaite aux élections législatives, l’ex-député de la circonscription électorale 87 comprenant les sous-préfectures de Zéo, Dieouzon, Bleniminhouin et Guinglo-Tahouaké, l’honorable Doho Simon a pondu un communiqué dont copie nous est parvenue. Dans cette note, le porte-parole du groupe parlementaire de Pdci-rda dénonce des fraudes massives et menace de saisir les juridictions compétentes de notre pays. Nous vous proposons l’intégralité de cette déclaration.

« Ce samedi 27 décembre 2025, à l’occasion des élections législatives, une opération délibérée, méthodiquement préparée et exécutée, a été mise en œuvre pour empêcher Doho Simon de siéger à l’Assemblée nationale. Cette manœuvre n’avait qu’un seul objectif : réduire au silence une voix libre, une voix exigeante, une voix qui, depuis l’hémicycle, porte avec constance et courage les aspirations profondes du peuple ivoirien.

J’étais pleinement informé de ce projet. Pourtant, par amour pour la Côte d’Ivoire, avec la détermination de mon équipe et le soutien du PDCI-RDA, j’ai fait le choix de ne pas reculer. On ne renonce pas lorsque l’injustice se dresse sur le chemin de la vérité. On avance. J’ai choisi de continuer le combat pour nos populations rurales, trop longtemps oubliées, trop souvent sacrifiées, mais qui gardent au fond d’elles une espérance légitime : celle d’une nation juste, solidaire, où les richesses sont équitablement partagées et où chaque citoyen compte.

L’opération honteuse dont nous avons été témoins avait été publiquement annoncée dans des meetings par des candidats proches du parti au pouvoir. Elle s’est traduite, sans scrupule ni retenue, par l’exploitation cynique de la pauvreté de nos parents à travers la distribution d’argent, ainsi que par la corruption d’agents de la Commission Électorale Indépendante. Ces pratiques sont indignes. Elles doivent cesser.

Les preuves de ces fraudes sont malheureusement évidentes. Des scores irréalistes, dans des localités marquées par une faible participation électorale…

Un grand pays comme la Côte d’Ivoire ne peut se construire sur la fraude, l’achat des consciences et le mépris de la loi. Un véritable État de droit exige le respect strict des règles démocratiques. Les preuves de ces fraudes sont malheureusement évidentes. Des scores irréalistes, dans des localités marquées par une faible participation électorale, trahissent sans ambiguïté des pratiques de bourrage d’urnes. Personne ne peut sérieusement s’y tromper. Les résultats issus de ces manipulations ne reflètent pas la volonté du peuple. Ils ne sont pas conséquemment pas l’expression de choix démocratique .

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Je n’ai jamais, de toute ma vie, adhéré à de telles pratiques. Elles auraient dû être définitivement bannies de notre vie politique. Elles déshonorent notre pays aux yeux du monde. C’est pourquoi nous dénonçons avec force cette autocratie électorale. Nous informons l’opinion nationale et internationale que nous saisirons officiellement la Commission Électorale Indépendante.

Je ne tolérerai jamais une fraude aussi flagrante. Jamais. Dans cette épreuve, je tiens, au nom de toute mon équipe et en mon nom personnel, à exprimer ma profonde reconnaissance aux populations du Grand Zibiao. Leur confiance m’honore. Leur soutien m’oblige. Je porterai leurs aspirations sur toutes les questions essentielles de la gouvernance économique, administrative et politique de notre pays.

La faiblesse du taux de participation doit être entendue comme un signal grave, un avertissement clair adressé aux gouvernants

Je suis fier de porter leur flambeau dans le combat pour une Côte d’Ivoire plus juste, fondée sur une répartition équitable des richesses, respectueuse de la diversité qui fait la force et la beauté de notre nation. La faiblesse du taux de participation doit être entendue comme un signal grave, un avertissement clair adressé aux gouvernants. De nombreux Ivoiriens ne font plus confiance aux institutions politiques. Le message est limpide. Il est temps de changer. Il est temps de gouverner autrement.

Le moment est venu de nous asseoir ensemble, sans exclusion ni arrogance, pour tracer un autre chemin pour la Côte d’Ivoire. Toutes les grandes nations se sont construites sur le pardon, la réconciliation et la mise en œuvre de véritables projets de reconstruction nationale, portés par l’ensemble de leurs filles et de leurs fils. Ayons le courage de reconnaître que le cap doit être corrigé, si nous ne voulons pas voir nos compatriotes perdre définitivement foi en une Côte d’Ivoire fraternelle, stable et prospère.

Mon engagement aux côtés du PDCI-RDA pour bâtir cette grande nation ne faiblira jamais. Il est intact. Il est total. Je salue enfin l’ensemble de mon équipe de campagne, conduite avec rigueur et dignité par l’Inspecteur général de l’Éducation nationale, Daha Clément. Leur courage, leur discipline et leur sens de l’honneur face aux mensonges et à la fraude forcent le respect.

Ensemble, avec tous nos compatriotes, poursuivons le combat.

Pour la démocratie.

Pour la justice.

Pour une Côte d’Ivoire fraternelle et prospère.

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