
Débutée le 26 mai 2026 au petit séminaire de Bingerville, la 129e Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire a pris fin le 31 ma 2026i à la cathédrale du Plateau par une messe de clôture. Avec en ligne de mire, la dissolution de la CEI, la construction de l’université catholique à Yamoussoukro et la revalorisation de la pension des prêtres.
Mgr Marcellin Yao Kouadio, président de la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire (CEC-CI), a présidé la messe de clôture, qui fut sanctionnée par un communiqué final. Si les prélats ont pris des mesures pour la bonne marche de l’église en Côte d’Ivoire, ils n’ont pas omis de faire un clin d’œil sur le plan politique pour faire des suggestions au gouvernement pour la bonne marche de la nation.
Ainsi, concernant le mécanisme de l’organisation des futures élections, les évêques catholiques ont déclaré avoir pris « acte de la décision du gouvernement de dissoudre la Commission électorale indépendante (Cei), dans la perspective de la mise en place d’un nouveau mécanisme de gestion des élections en Côte d’Ivoire ».
Tout en saluant cette initiative « les autorités présentent comme une réponse aux préoccupations exprimées par plusieurs acteurs de la vie sociopolitique nationale ». Les évêques recommandent toutefois, que le futur dispositif ne soit plus politisé et contribue effectivement à rassurer davantage les acteurs politiques, à garantir des élections transparentes, justes, inclusives et apaisées.
Sur le plan ecclésiastique, le communiqué final a souligné l’attention particulière qui a été accordée au cours de ces travaux à la construction de l’université catholique de Côte d’Ivoire, qui sera situé à Yamoussoukro ainsi qu’aux projets d’autofinancement des séminaires et la revalorisation du fonds de pension des prêtres.
Jean Kokoyia










































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»