Accueil A la une Conseil constitutionnel : Ahoua Don Mello, Simone Ehivet Gbagbo, Ouattara, Lagou éligibles

Conseil constitutionnel : Ahoua Don Mello, Simone Ehivet Gbagbo, Ouattara, Lagou éligibles

PARTAGER
Chantal Camara, présidente du Conseil constitutionnel ivoirien/Ph Credo

Le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire a rendu finalement son verdict, lundi 8 septembre 2025, à son siège Plateau Abidjan. Sur lecture de la présidente dudit Conseil, Chantal Naneba Camara a déclaré des personnalités éligibles comme Ahoua Don Mello, Simone Ehivet Gbagbo, Alassane Ouattara, Jean Louis Billon et Henriette Lagou pour les élections du président de la République pour octobre 2025.

Enfin les décidons sont tombées ! Le Conseil constitutionnel a invalidé les candidatures de l’ex- président Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Assalé Tiémoko Antoine, Pascal Affi N’Guessan etc. Par ailleurs, le Conseil a validé les candidatures à la présidence de la République de Simone Ehivet Gbagbo, Jean Louis Billon, Alassane Ouattara, Henriette Lagou et Ahoua Don Mello Jacob.

Une décision surprenante…

Alors que depuis des jours, des Ivoiriens s’attendaient que ce Conseil applique ou crée le droit comme le stipulait, hier, au cours de l’émission 360 de Nci, Me Gouamené. Le droit, pour certains, n’a pu être dit peut-être. Finalement, bon nombre d’Ivoiriens ont été pris au dépourvu par cette décision de la Haute juridiction du pays.

Au final, des personnalités politiques comme Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Assalé Tiémoko, Pascal Affi N’Guessan …n’y sont pas déclarés par le Conseil constitutionnel présidé par Chantal Camara. Pour ledit Conseil, certaines personnalités avaient des dossiers comportant des erreurs au niveau des noms, double parrainage ou le pourcentage non requis dans des régions du pays.

que compte faire Gbagbo et Thiam pour leurs exclusions à la candidature de la présidence de la République

On se souvient que le Front commun avait déjà évoqué sa décision de s’opposer au 4è mandat du président Alassane Ouattara. La preuve, des marches gigantesques à Abidjan, le 9 août dernier, à Yopougon et quelques villes de l’intérieur pour bloquer par tous moyens légaux cet autre mandat présidentiel.

Malgré l’appel de l’opposition ivoirienne, le président Ouattara maintient toujours sa décision de briguer un autre mandat. Ces jours-ci, on saura certainement, ce que compte faire Gbagbo et Thiam pour leurs exclusions à la candidature de la présidence de la République.

Ahoua Don Mello, Billon

Ces deux personnalités politiques du pays sont membres de partis respectifs depuis des années. Ces derniers mois, ils ont quitté leur parti pour se présenter en candidat indépendant, c’est le cas de Jean Louis Billon. Qui depuis le décès du président Konan Bédié, en août 2023, a décidé vaille que vaille d’être candidat.

A lire aussi: Inéligibilité Gbagbo et Thiam : « Le Conseil constitutionnel peut écarter ces décisions (…) les rendent éligibles », Me Hervé Gouamené

Quant à Ahoua Don Mello, qui était, il y a quelques mois, proche de son ancien mentor Gbagbo et cadre du parti, avait été démis de ses fonctions au sein du Parti des Peuples africains de Côte d’Ivoire (Ppa-CI).  

une candidature de « précaution », au cas où le président Gbagbo n’était pas déclaré éligible par le Conseil constitutionnel

Pour Don Mello, vu l’inéligibilité du président du Ppa-CI, il avait introduit un courrier, qui semble-t-il, n’a pas été vu par le parti. Cependant, il a fait savoir que cette candidature qu’il présente est une candidature de « précaution », au cas où le président Gbagbo n’était pas déclaré éligible par le Conseil constitutionnel.

Aujourd’hui, ces deux personnalités sont déclarées éligibles par le Conseil. Que vont-elles faire pour le reste, afin de gagner ce scrutin présidentiel ? Il va s’agir désormais de voir ou courtiser les partis d’origine, afin d’avoir leurs suffrages.

Pour le Ppa-CI dont le principal leader vient d’être exclu de la présidence de la République, le syndrome Ousmane Sanko et Faye pourrait arranger le parti de Gbagbo, s’il se donne à ce jeu politique…et pour revenir au pouvoir d’Etat.

Magloire Madjessou

PARTAGER