Accueil A la une Côte d’Ivoire : Une nouvelle  »race » d’influenceurs voit le jour

Côte d’Ivoire : Une nouvelle  »race » d’influenceurs voit le jour

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Une vendeuse de poissons /Ph DR

En Côte d’Ivoire, des créateurs de contenus communément appelés influenceurs inaugurent un nouveau paradigme: le social.

Des influenceurs ivoiriens observent une nouvelle approche. Ces créateurs de contenus sur les réseaux sociaux se démarquent des « clashs  » et autres Bad buzz, qui dans un passé très récent était la marque d’identité. Pour avoir des vues et autres likes, ces personnes ne s’interdisaient pas à franchir le Rubicon des bonnes mœurs.

A longueur de journée, nombre d’entre eux se lançaient dans des joutes verbales immondes et nauséabondes. La morale était constamment écornée, piétinée et jetée aux orties. Des personnalités du monde des arts et de culture, du sport et de la politique, etc. étaient éclaboussées.

Leur notoriété et leur honorabilité noyée dans des scandales parfois fabriqués de toute pièce. Tant pis pour vous ou votre proche si vous vous trouvez sur leur chemin. Vous serez purement et simplement vitrifiés. Souvent sans preuve. Faisant des réseaux sociaux l’univers de l’illusion et de la méchanceté sans cause.

Parmi ceux-ci, ont cité InadeBelle, Hassan Hayek, Apoutchou National ou encore Dolpho

Fort heureusement, ces derniers temps, une nouvelle  »race » d’influenceurs éclot: des  »anges », des vagabonds de la solidarité. Parmi ceux-ci, ont cité InadeBelle, Hassan Hayek, Apoutchou National ou encore Dolpho, ce jeune supporter Barcelonais qui a offert 50 mille francs CFA à une vendeuse de poisson à Abidjan après un pari perdu face à la super star Asalfo. Un geste qui a boosté le fond de commerce de cette brave dame. Que dire des actions salvatrices, à la pelle de ces néo-influenceurs pour de nombreux bénéficiaires.

L’on se souvient de la collecte de fonds organisée par IndeBelle, une soixantaine de millions de francs CFA pour permettre à une étudiante de l’Université de San Pedro de se faire soigner en France. Il est clair que sans ce soutien financier, le sort pour cette compatriote était scellé. On aurait sonné pour elle le tocsin.

Ces bénévoles apportent le sourire là où les difficultés sociales ont imposé la tristesse et l’espoir où la résignation s’était installée

Ces bénévoles apportent le sourire là où les difficultés sociales ont imposé la tristesse et l’espoir où la résignation s’était installée. Des gestes si petits soient-ils qui sont une vraie bouffée d’oxygène pour ces personnes vulnérables et à revenus modestes. Cette nouvelle  »classe » d’influenceurs jure d’avec celle qui s’était tristement illustrée en Côte d’Ivoire.

Elle est à encourager, à soutenir. Ses actions doivent faire tache d’huile. Aucun obstacle n’est trop grand à surmonter. A Abidjan comme dans les contrées les plus reculées, ces  »anges » pataugent dans la boue, se laissent cuire sous le soleil accablant ou tremper par les pluies battantes pour apporter le sourire aux autres.

Jacky Ehivet Carine

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