17 nouveaux diacres ont été ordonnés par Mgr Gaspard Bebi Gneba, évêque auxiliaire d’Abidjan, aux côtés de Ignace Dogbo Cardinal Bessi, Archevêque métropolitain d’Abidjan, le dimanche 25 septembre 2026, à la cathédrale Saint-Paul d’Abidjan-Plateau. Dans une cathédrale bondée, prêtres, religieuses et fidèles, empreints de joie et d’allégresse, ont vécu ce moment d’action de grâce au Seigneur pour tous ses bienfaits.
Les rites traditionnels observés au cours de la cérémonie d’ordination diaconale dans l’Église ont été respectés. Ainsi, chaque candidat appelé a répondu : « Me voici », avant de prendre des engagements fermes devant l’assemblée en prière, afin de renoncer aux œuvres de Satan et aux autres tentations. C’est autour de ces paroles pleines de sens que la cérémonie s’est déroulée en présence des parents, amis et connaissances.
Après quoi, Ignace Dogbo Cardinal Bessi, qui présidait l’eucharistie, a expliqué dans son homélie l’importance de la diaconie dans l’Église. Selon lui, il convient d’approfondir les circonstances de la naissance du diaconat, qui en font apparaître la finalité, sans oublier les conditions de son exercice.
« Le diaconat, dans l’histoire de l’Église, naît dans des circonstances bien connues. L’Église, dès ses premiers moments, saisit l’urgence de la communion dans l’annonce, la communion pour l’annonce », a-t-il déclaré.
Évoquant les cas de discrimination et d’exclusion qui, selon lui, ne nous sont pas étrangers, le Cardinal a souligné qu’ils s’étendent au cœur de l’Église, des familles, du pays et du monde. Il a également relevé que les affinités détruisent la communion et que les régionalismes, l’esprit de parti, de clocher, de clan ou de caste la ruinent, érigeant ainsi des frontières, des barrières et des murs de séparation.

Poursuivant son homélie, il a indiqué que le diaconat, à sa naissance dans l’Église, intervient comme un remède destiné à soigner les communautés menacées par les virus de la discrimination, du favoritisme et de l’exclusion, plus dévastateurs que la Covid-19. À l’en croire, le diaconat naît afin de rétablir la justice et la communion dans le service des tables et dans la distribution de la nourriture. Il vient ainsi renouer avec l’idéal originel de l’autonomie par tous.
Abordant le thème diocésain « Église-famille de Dieu à Abidjan : synodale, autonome, au service de tous », l’Archevêque métropolitain d’Abidjan a demandé aux révérends diacres d’aider les fidèles à écarter de leur horizon les considérations discriminatoires.
« Ne soyez pas de ceux qui servent leurs parents, leurs amis, leurs promotionnaires, leurs régions, leurs villages et même leurs religions au détriment des pauvres de tout ordre et de toutes origines. Conduisez-nous dans le service de tous, en tout temps et en tout lieu. Aidez-nous à servir jusqu’au sacrifice de nos propres intérêts, opinions et projets. Et qu’ainsi, le diaconat libère pour l’annonce de la Parole », a-t-il conclu.
L’envoi en mission des fidèles
Ignace Dogbo Cardinal Bessi est revenu sur les trois jours ayant ponctué la rentrée pastorale du diocèse d’Abidjan et permis de vérifier l’effectivité de la démarche commune en vue de l’édification de l’Église-famille de Dieu à Abidjan. Il a, par ailleurs, remercié toutes les personnes ayant contribué à la réussite de cette organisation.
L’Ordinaire du lieu a invité les milliers de fidèles de son diocèse à « une participation toujours plus active et plus concrète dans la réalisation de notre œuvre commune ». Il les a finalement exhortés à accomplir une seule mission : consolider l’Église-famille de Dieu à Abidjan.
Selon lui, c’est la seule mission à mener dans les paroisses : parler de cette Église-famille de Dieu à Abidjan, à partir de maintenant et jusqu’au bilan de l’année prochaine, en 2027. En plus de la mission qui leur a été confiée, il a souhaité que cette Église-famille de Dieu soit constamment proclamée entre frères et sœurs, dans les familles comme sur les lieux de travail.
Magloire Madjessou









































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»