
A une semaine de la célébration de la fête de Pâques, les chrétiens catholiques du monde entier, et ceux de Côte d’Ivoire, après 40 jours de pénitence, de partage et d’aumône, ont fait des processions dans les rues d’Abidjan, ce dimanche 24 mars 2024.
Hosanna au fils de David ! Hosanna au plus haut des cieux ! C’est par ces mots que les chrétiens catholiques de la paroisse Sainte Bernadette de Marcory, dans le diocèse d’Abidjan, ont débuté leur procession de rameaux, ce dimanche.
En procession, avec des chants de joie et d’allégresse munis de rameaux, ces milliers de chrétiens chantant et exécutant les chants proposés par la chorale. Parcourant des kilomètres pour accéder à leur église Sainte Bernadette de Marcory, c’est vers 9h qu’ils foulent l’enceinte de leur église. Sachant que certains sont quittés dans d’autres endroits pour rejoindre la paroisse.
Selon lui, Jésus entre au cœur de Jérusalem afin qu’il connaisse la mort, le même jour
La messe eucharistique officiée par le père Pascal Seka, curé de ladite paroisse, a situé le contexte de cette fête de Rameaux, en précisant que nous sommes à un procès de vérité, d’injustice. Selon lui, Jésus entre au cœur de Jérusalem afin qu’il connaisse la mort, le même jour. Puis de s’interroger, 2000 ans après, comment les chrétiens catholiques vivent-ils ce procès de Dieu, de la vérité et de la justice ?
Relire aussi: Côte d’Ivoire, Rameaux célébrés dans la ferveur et l’allégresse dans les paroisses d’Abidjan
« Tout pouvoir social, politique ne doit pas chercher à gâcher l’histoire de l’Eglise (…). Ils sont combien aujourd’hui, à vendre leur pays, leur continent, à vendre les terres des parents, à vendre nos enfants etc », a-t-il déclaré, avant d’interroger les fidèles chrétiens « à qui ressemblons nous, Juda ou Pierre ? ».
Céline Djidjé










































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»