Accueil A la une Suppression du tronc commun en médecine: La Fesci s’inquiète…

Suppression du tronc commun en médecine: La Fesci s’inquiète…

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le Sg Makélélé rompt le silence sur la suppression du tronc commun en médecine/Ph Credo

Le Secrétaire général de la Fesci, Nl Makélélé, a animé le 14 septembre 2023, une conférence de presse à l’université Félix Houphouët-Boigny de Cocody Abidjan, pour exprimer l’opposition de sa fédération à la suppression du tronc commun, en médecine.

Le Secrétaire général de la Fédération estudiantine de Côte d’Ivoire (Fesci), Saint-Clair Allah, dit ‘’ Nl Makélélé’’ s’est dit inquiet pour l’avenir de la filière de médecine, après que les autorités étatiques aient décidé de supprimer le tronc commun dans cette filière.

Cette mesure, selon le Secrétaire général de la Fesci, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse, ouvrira la porte à une éventuelle prolifération anarchique de formation en médecine dans des universités privées. La Fesci qui s’oppose à une telle mesure a appelé les autorités à rétablir le tronc commun en médecine.

Au cours de cette rencontre, le Secrétaire général de la Fesci a décrié différents maux qui minent l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, ainsi que le monde de l’éducation nationale, avant d’appeler les gouvernants à y apporter des solutions.

Concernant le ministère de l’Enseignement supérieur, il a dénoncé le non-respect des engagements pris par la tutelle, lors de la grève nationale du 2 mai 2023. Ces engagements portaient sur l’homologation des frais d’inscription en formation continue (FIP/EFC) par certaines universités publiques (Universités Nangui Abrogoua et Jean Lorougnon Guédé de Daloa) ; la délivrance du Deug et de la maitrise dans certaines universités publiques, etc.

Mais aucun de ces engagements n’a été respecté par la tutelle, a fait remarquer le conférencier. Qui dit, prendre à témoin l’opinion nationale et internationale.  

Au plan académique, les problèmes liés aux inscriptions, le non-respect de l’homologation des frais d’inscription (85.100 FCFA) des étudiants affectés par l’État dans les établissements d’enseignement supérieur privé ; ainsi que les problèmes liés au processus d’inscription pour les candidats au Bts ont tous été dénoncés par Saint-Clair Allah.

En ce qui concerne le ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (Mena), il a salué les nombreuses réformes opérées au sein de ce ministère depuis l’avènement de la ministre Mariétou Koné. Toutefois, il a exhorté la ministre « à adopter une approche beaucoup plus participative et inclusive en impliquant véritablement l’ensemble des acteurs du système ».  

Le Secrétaire général de la Fesci n’a pas manqué d’évoquer quelques dysfonctionnements qui ont émaillé l’année scolaire 2022-2023 dans ce ministère. Il s’agit notamment, des élèves qui n’ont pas pu composer au Bac à Yamoussoukro, à Bouaflé, à Abidjan et dans d’autres villes pour des raisons de matricule.

Le conférencier a appelé ledit ministère à prendre toutes les dispositions pour que de tels incidents ne se reproduisent plus pour le bonheur des élèves et de l’éducation nationale.

Aka Ahoussi 

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