Il y a quelques jours, les instances du Conseil national des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire (Cndh) ont été renouvelées en présence du représentant du ministère. Ainsi, fut désigné un nouveau président Dr Christian Adjelou, enseignant-chercheur de Droit à l’université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Mais, une Ong comme la Fidhop de Dr Boga Sako estime que cette institution est « impartiale », alors que celui-ci a plusieurs fois décliné son militantisme au Rhdp. Dans un communiqué, le président Dr Gervais Boga Sako de la Fidhop exige sa démission à cause de son impartialité notoire et connue de tous les Ivoiriens.
1/ De la polémique suite à la désignation du nouveau président du CNDH :
Le mardi 24 mars 2026, Dr Adjelou Christian a été élu président du Bureau central du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH). De même que le vice-président et le Secrétaire exécutif de l’institution, à savoir, respectivement : M. Bamba Drissa et Dr Arsène Nené Bi.
Suite à l’annonce de cette élection, une polémique est née sur les réseaux sociaux, des dizaines d’internautes rappelant à l’opinion les sorties fracassantes de M. Adjelou qui clamait sur la télévision NCI, avec zèle, son appartenance effective au parti au pouvoir, le RDR/RHDP du Président Alassane Ouattara.
Par la suite, certaines organisations de la Société civile ivoirienne ont produit une déclaration le 25 Mars 2026, pour se satisfaire du renouvellement, en l’état, des instances du CNDH au niveau central.
2/ De l’analyse de la FIDHOP :
La FIDHOP précise d’emblée qu’elle a bien été associée par le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme pour participer à l’élection préalable, qui a vu la désignation du Représentant des ONG des Droits de l’homme au sein de la Commission centrale du CNDH, en la personne de M. BAMBA Drissa, président du MIDH. Le Secrétaire Général de la FIDHOP, M. Akecé Marcelin, ayant représenté le président Dr Boga Sako à cette rencontre.
Cependant, la FIDHOP regrette de n’avoir pas été contactée par les ONG signataires de la déclaration du 25 mars, qui parait être un soutien au nouveau président du CNDH. Peut-être devinaient-elles les réserves que soulèverait la FIDHOP.
En effet, la FIDHOP partage les critiques et réserves des nombreux Ivoiriens quant à l’appartenance assumée du Dr Adjelou Christian au RDR/RHDP, selon les propres déclarations de celui-ci.
À la vérité, ceci est très problématique au regard des Principes de Paris, le texte international de base de la création de tous les CNDH dans tous pays du monde et selon les exigences de l’ONU. Mais également, le respect strict de la Loi ivoirienne n°2018-900 du 30 novembre 2018 régissant l’institution CNDH, légitime bien ces réserves, notamment l’alinéa 3 de l’Article 16: « Le président du CNDH doit être une personnalité reconnue pour sa respectabilité, sa probité et son impartialité. »
Tout le débat se situe donc au niveau cet alinéa ! Car, sans prétendre juger de la personnalité intrinsèque de M. Adjelou, du moins avons-nous le droit de nous interroger si, étant un militant actif du parti au pouvoir, il mérite d’être « reconnu pour son impartialité ».
3/ De la posture claire de la FIDHOP :
La FIDHOP se réjouit du renouvellement, enfin, de la Commission centrale du CNDH. Ce qui contribue à la mise à jour du CNDH de Côte d’Ivoire, en comparaison avec les autres institutions sœurs des autres pays d’Afrique et du monde.
Toutefois, la FIDHOP qui est très engagée dans la défense, la protection et la promotion des Droits de l’Homme, de façon objective, regrette le choix politique des Autorités ivoiriennes de mettre un militant de leur parti à la tête d’une institution telle que le CNDH. Ceci pourrait entacher, très négativement, l’image du CNDH dans l’opinion nationale et internationale et même affecter la crédibilité des enquêtes et rapports que produirait cette institution durant les six prochaines années.
À moins que, dans la mesure où le régime Ouattara ne ferait pas reprendre l’élection à la tête du CNDH – connaissant le fonctionnement de ce régime –, le Dr Adjelou lui-même, fasse une amende honorable, en rendant officiellement sa démission du RDR/RHDP et en travaillant surtout à susciter la confiance des populations ivoiriennes, pour les droits de qui le CNDH existe. Alors, la FIDHOP se donnerait pour sa part les moyens de juger ce nouveau président du CNDH à l’épreuve !








































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