Chaque année, au mois de juin, la communauté de l’Opus Dei en Côte d’Ivoire célèbre la messe liturgique de Saint Josémaria Escriva, fondateur de l’Opus Dei. En prélude à son centenaire prévu en octobre 2028, cette communauté chrétienne s’est réunie, en grand nombre, samedi 27 juin 2026, en l’église Saint Sauveur Miséricordieux de Yopougon, quartier millionnaire pour cette célébration eucharistique.
De nombreux fidèles et prêtres ont pris part à la messe liturgique du fondateur de l’Opus Dei à la paroisse Saint Sauveur Miséricordieux de Yopougon. Evènement liturgique que célèbre tous les ans l’Opus Dei en Côte d’Ivoire et dans le monde. Père Abdoulaye Sissoko, vicaire régional de l’Opus Dei en Côte d’Ivoire, dans son homélie, abordant les évangiles, évoque l’histoire de Simon, Jacques et Jean, qui selon lui, « laissant tout, (…) le suivirent ».
Saint Josémaria parce qu’il a été capable de se mettre à l’écoute de Dieu pour pouvoir l’aimer à la folie…
A l’en croire, l’Evangile retrace l’itinéraire de ces premiers apôtres qui ont été bouleversés par leur rencontre avec le Christ au point de tout abandonner pour le suivre par Amour. Ils ont pu le faire parce que comme Simon, ils ont su se mettre à l’écoute de Dieu. « Nous pouvons effectivement célébrer aujourd’hui Saint Josémaria parce qu’il a été capable de se mettre à l’écoute de Dieu pour pouvoir l’aimer à la folie pour le suivre comme ces apôtres », a-t-il déclaré.
Sa vocation
Père Josemaria Escriva décide de devenir prêtre, mais cette décision va tout de même attrister son père, qui finalement, accepta avec des pleurs. « En 1925, il sera ordonné prêtre et commencera à exercer son ministère dans une paroisse rurale près de Saragosse. Le 2 octobre 1928, Dieu lui fait voir sa vocation et il fonde l’Opus Dei, pour rappeler que chaque chrétien est appelé à la sainteté, quelle que soit sa profession ou sa situation de vie », a rappelé le père officiant, lors de la messe. Pour lui, être saint signifie « être appelés à aimer Dieu et les autres dans toutes les circonstances de notre vie ».

Il nous invitait dans ses enseignements, a raconté le père Sissoko, à réaliser notre travail avec perfection, à aimer Dieu et les hommes en faisant avec amour les petites choses habituelles de la journée, découvrant ainsi ce quelque chose de divin qui se trouve caché dans les détails.
père Abdoulaye Sissoko dira que la paresse, la commodité, la vie facile ne sont pas compatibles avec une vie chrétienne authentique
Le célébrant a détaillé dans son homélie certaines qualités, à savoir le succès, la réussite, l’argent, l’efficacité ou le fait d’être admiré par les autres, mais, il estime, par ailleurs, qu’il faut faire les choses par amour. De plus, en soignant les détails qui sont la ponctualité, la courtoisie, les bonnes manières, l’ordre, la bonne humeur et tout cela avec esprit de service aux autres en les aimant vraiment pour vivre en enfants de Dieu à l’image du Christ.
Par conséquent, père Abdoulaye Sissoko dira que la paresse, la commodité, la vie facile ne sont pas compatibles avec une vie chrétienne authentique. En définitive, il a exhorté les enfants de Dieu à travailler comme le Christ avec une vision divine du travail.
Opus Dei et les quartiers de Madrid
Saint Josemaria est né en Espagne et le 2 octobre 1928, il fonda l’Opus Dei. Pour lui, un enfant de Dieu ne peut pas être indifférent des malheurs des autres. Mais, il doit avoir des initiatives nécessaires pour contribuer au bonheur de tous. C’est pourquoi, durant son existence, il a œuvré pour que sa communauté soit présente dans des quartiers précaires de Madrid. « L’Opus Dei est né dans les quartiers pauvres de Madrid et dans les hôpitaux, où il a mené un travail pastoral intense dans les premières années de l’Opus Dei », a-t-il indiqué. Dans la perspective de la mission de sa congrégation, Josémaria Escriva a demandé à ses filleuls de prendre soin des malades et démunis des quartiers d’Espagne.

la justice et à la paix
Abordant le chapitre des déguerpis à Abidjan, précisément ceux de Koumassi campement et Zimbabwé (Port Bouêt) dans ce mois de juin, le Vicaire régional a demandé d’avoir un « élan de charité » pour les déguerpis, les chômeurs, les malades, les victimes de guerres, de tremblement de terre comme au Vénézuéla.
« Frères et sœurs, n’y-a-t-il pas tant de belles choses à faire par notre présence active et cohérente dans notre société, sans peur, pour la protéger et la défendre contre toutes ces attaques à la vie, à la famille, à la justice et à la paix ? », s’est-il interrogé. Mais pour y arriver, il précise que chacun soit artisan d’un monde meilleur et s’investisse à fond dans ses devoirs ordinaires, notamment le travail et la vie familiale.
Magloire Madjessou











































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»