A l’initiative de l’Union nationale des entraîneurs de boxe anglaise en Côte d’Ivoire (Uneba-CI), plusieurs coachs et présidents de clubs, ainsi que des boxeurs se sont retrouvés le dimanche 16 novembre 2025 au musée Adama Tounkara sis à Abobo-Abidjan pour débattre des problèmes liés au secteur de la boxe et tenter de trouver des solutions.
Intervenant à cette occasion sur le thème, « la formation et la promotion de la boxe », coach Touré Pelmayo Léopold a dépeint un tableau sombre de la boxe en Côte d’Ivoire, avant de faire des propositions.
Selon lui, la boxe ivoirienne souffre d’un manque d’organisation. « Cette organisation doit commencer par la fédération » qui doit doter cette discipline de statuts et règlements intérieurs conforme aux standards internationaux.
Après le toilettage des textes, la Fédération ivoirienne de la boxe (Fib) doit « s’attaquer à l’organisation des clubs légalement constitués. Ensuite créer la commission des boxeurs amateurs, ainsi que l’organisation de leur championnat ».
Le coach Touré Pelmayo a aussi proposé la création de la commission des cadets et des juniors, puis celle des professionnels.
« si on se focalise sur la boxe professionnelle, on ne pourra pas avancer parce qu’on n’est pas professionnel. On est amateur »
Pour lui, il est important qu’en Côte d’Ivoire, l’accent soit mis sur la boxe amateur car « si on se focalise sur la boxe professionnelle, on ne pourra pas avancer parce qu’on n’est pas professionnel. On est amateur ». Il a invité les dirigeants de la Fib a misé sur la formation des jeunes boxeurs, afin qu’ils soient bien outillés pour aborder leur carrière professionnelle.
L’une des plaies de la boxe aussi, c’est l’opacité dans la gestion des clubs. Une situation qui justifie l’absence des subventions et de partenaires au côté des clubs pour les soutenir dans leurs actions.
Son avis est partagé par Konan Joël, un ex-dirigeant de club et l’un des doyens de la boxe en Côte d’Ivoire. Pour une redynamisation de cette discipline, il a demandé aux dirigeants des clubs d’établir des business plans et solliciter des partenaires pour les accompagner dans leurs projets.
Pour obtenir la confiance des financiers, Konan Joël n’a pas manqué de conseiller aux responsables de la boxe d’avoir une gestion transparente. «Car c’est la confiance qui attire les partenaires », a-t-il dit.
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Pour sa part, Dago Jean Paul, candidat à la présidence de la Fib, a rappelé les grands moments qui ont marqué l’histoire de la boxe ivoirienne de 1961 à ce jour. Le conférencier qui a reconnu que cette discipline ne se porte pas bien et a fait des propositions en vue de sortir la boxe de sa léthargie.
Ces propositions portent sur la formation des boxeurs. A ce propos, Dago Jean Paul a déjà signé des partenariats avec certaines entreprises et des fédérations de boxe à l’extérieur du pays pour l’encadrement des jeunes. La création d’une pension pour les boxeurs est également prévue pour garantir une retraite paisible à ceux-ci.
Aka Ahoussi











































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