Accueil A la une « Affaire 1 300 élèves de 6è renvoyés à Adzopé » :...

« Affaire 1 300 élèves de 6è renvoyés à Adzopé » : Le député Assalé Tiémoko réagit

PARTAGER
Tous les élèves de 6è sous le drapeau renvoyés/Ph DR

Reprenant une publication de Soir Info, Linfodrome, le 16 décembre 2025, il a informé les internautes de ce qu’Adzopé, dans la région de La Mé, plus de 1 300 élèves admis en classe de sixième ont été renvoyés au terme de l’année scolaire 2024-2025, faute de maîtriser les compétences de base en lecture et en écriture.

L’information avait été rendue publique, lundi 8 décembre 2025, par le directeur régional, Akadié Noël, lors d’une séance de travail avec les acteurs du système éducatif.

Réagissant à cette information, le député-maire de Tiassalé sur sa page Facebook s’est interrogé pour savoir si, en Côte d’Ivoire, l’on fait de l’éducation ou simplement de la scolarisation.

« Ces informations alarmantes soulèvent une question lourde : Faisons-nous de l’éducation ou simplement de la scolarisation en Côte d’Ivoire ? On nous assène—et l’on nous invite à applaudir—que le nombre d’écoles construites en quinze ans dépasse ce qui a été fait en cinquante. Soit. Mais lorsque l’on demande quel est l’état des acquis scolaires des élèves arrivant en 6e, on se voit traiter de tous les noms ».

Mais lorsque l’on demande quel est l’état des acquis scolaires des élèves arrivant en 6e, on se voit traiter de tous les noms

Pour l’honorable, « multiplier les écoles et entasser des élèves dans des bâtiments ne vaut rien si ces élèves n’atteignent pas la 6è avec des compétences solides. C’est de la scolarisation, pas de l’éducation ».

A lire aussi: Célébration de l’excellence à Assaoufoué: L’église Méthodiste récompense ses meilleurs élèves

Il a ensuite rappelé qu’« en 2019, le rapport du Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la confemen (Pasec) révélait que 60 % des enfants du primaire arrivaient en 6è sans maîtriser la lecture, l’écriture et le calcul. Six ans plus tard, en l’attente d’un nouveau rapport, les améliorations promises ne sautent pas aux yeux ; la situation semble même se détériorer », a-t-il fait remarquer.

Avant de souligner que, « pourtant, les États généraux de l’éducation—dont l’application des résolutions les plus simples butes déjà sur la négligence—devaient permettre de sauver notre école. Il est temps d’agir, et vite », a conclu l’honorable.

Aka Ahoussi

PARTAGER