Pickass Adia Damana, cadre du Ppa-CI, a été arrêté par la police nationale, mardi 4 novembre, à Bingerville-Abidjan, pour dit-on « à l’insurrection populaire » et «au renversement des institutions de la République ». Depuis la France, le Collectif des avocats de Pickass Damana parle du respect de ses droits et la procédure d’être assisté par un avocat depuis à Abidjan.
L’arrestation de Pickass Damana suscite des interrogations tant à Abidjan qu’en France. D’ailleurs, son parti politique, le Ppa-CI et ensuite le Collectif des avocats a réagi depuis la France via les réseaux sociaux. Il interpelle les autorités ivoiriennes à privilégier les droits de l’homme, donc de son client et qu’il soit traité selon les règles de procédures judiciaires.
Selon eux, leur client est entre les mains du Procureur de la République. S’il y a des comptes à demander, ils le feront aux personnes responsables de son arrestation à Abidjan.
« Si nous sommes au courant des sévices et tortures de notre client, ces personnes vont être traduites devant les juridictions de Paris. Nous attirons l’attention des autorités judicaires à bien traiter Damana Pickass. Ces droits doivent être garantis par ces règles et les droits afférents à la garde à vue », a interpellé le Conseil des avocats.
Présomption d’innocence
Selon le Collectif des avocats, leur client Adia Pickass bénéficie de la présomption d’innocence. Pendant son séjour carcéral, il doit être bien traité, et s’il désire communiquer avec ses proches, c’est son droit, au besoin avoir un avocat. Toutefois, sa défense souhaite savoir urgemment sur quel « régime il est interpellé aujourd’hui ? ».
21 avril 2021, le 2è bataillon d’Abobo attaqué
Ils ont rappelé les faits incriminants leur client sur l’attaque du 2è bataillon projetable d’Abobo à Abidjan, d’atteinte à la sureté de l’Etat, de détention d’armes de guerre, association de malfaiteurs etc.
Pour eux, c’est une condamnation qui est tombée à un de simulacre grossier, d’où il a écopé 10 ans de prison ferme. « Nous surveillons comme du lait au feu les règles et procédures pénales afférentes à la garde à vue. Damana Adia doit bénéficier de toutes ces règles », prévient-il.
« Si nous apprenons qu’il a été victime de traitement inhumain et dégradant, nous mettrons à Paris, tous les outils pour traduire les personnes étrangères, en l’occurrence ceux qui tiennent le pouvoir à Abidjan, que nous déposerons des plaintes leur concernant ».
En définitive, ils appellent les autorités ivoiriennes à bien traiter leur client, Pickass Adia Damana. Si d’ailleurs, l’intégrité de leur client est atteinte, ils se croiseront en France ou ailleurs, et seront traqués…
Son parti
Dans la foulée, son parti politique, le Ppa-CI a produit un communiqué, mercredi 5 novembre, en dénonçant que « c’est une instrumentalisation flagrante de l’institution judicaire à des fins politiques ». Son parti dénonce et condamne fermement l’arrestation arbitraire de Pickass Damana.
Toutefois, le Comité central extraordinaire du Ppa-CI note que depuis les arrestations et interpellations contre le 4è mandat de Ouattara, ce sont près de 1300 militants et sympathisants qui sont incarcérés dans des prisons en Côte d’Ivoire pour avoir protesté contre la violation de la Constitution.
Magloire Madjessou











































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»