La sénatrice ivoirienne Chantal Moussokoura Fanny Epse Diaby a été élue, samedi 6 décembre 2025, présidente du Bureau des femmes parlementaires de la Cedeao (Ecofepa), consacrant un parcours politique riche, engagé et profondément ancré dans la défense des Droits des femmes et l’intégration régionale.
Elue présidente de l’Ecofepa, cela marque ainsi une étape historique. Dans ses mots empreints d’émotion et d’humilité, la nouvelle présidente Chantal Fanny a souligné la portée collective de cette victoire. « Mes consœurs ne m’ont pas seulement élue ; elles m’ont portée. Leur confiance est un message de sororité et de détermination pour une CEDEAO féminine forte, visible et influente. », a-t-elle dit.
« Les étoiles n’ont pas de limites — Stars have no limit »
Se voulant une présidente accessible, à l’écoute et rassembleuse, elle affirme : « Les étoiles n’ont pas de limites — Stars have no limit. » À travers cette phrase, elle appelle les femmes ouest-africaines à croire en leurs capacités et à saisir les opportunités de leadership.
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Etant membre de cette organisation continentale, son engagement prend une dimension. Secrétaire générale et vice-présidente de l’ECOFEPA, elle milite depuis plusieurs années pour une plus grande inclusion des femmes et des jeunes dans les processus décisionnels.

Etant dans cette organisation, Dr Chantal Fanny défend une approche participative de la gouvernance, mettant en avant le rôle central des femmes dans la stabilité sociale, le développement économique et la consolidation démocratique.
Élite féminine émergente dans un environnement politique exigeant, elle est élue maire de Kaniasso en 2013, puis réélue en 2018
Par ailleurs, elle s’investit dans la politique locale. Élite féminine émergente dans un environnement politique exigeant, elle est élue maire de Kaniasso en 2013, puis réélue en 2018. Sa proximité avec les populations, sa capacité à conduire des projets structurants et son leadership participatif la distinguent rapidement sur la scène nationale.
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Une fois au Sénat, Chantal Fanny confirme son influence. Élue sénatrice de la région du Folon, elle occupe aujourd’hui un poste stratégique en tant que vice-présidente du Sénat de Côte d’Ivoire, chargée des questions de coopération internationale et de la diaspora. Ce rôle lui permet d’incarner une diplomatie parlementaire dynamique et active, au service de la Côte d’Ivoire et de la région.

Elle dédie ce mandat à sa mère, symbole du courage migratoire, à son père disparu, à la Première dame Dominique Ouattara dont elle salue l’engagement, au président Alassane Ouattara, « HeForShe » convaincu, ainsi qu’à son époux et ses enfants
Après des études supérieures en Sciences politiques à l’Université Laval au Canada, complétées par un DESS en communication, elle entame une carrière diplomatique qui la mène, en 2006, au ministère des Affaires étrangères. Sa rigueur et son sens du devoir la font progressivement gravir tous les échelons aux ministères des Affaires étrangère jusqu’à devenir ministre plénipotentiaire puis, en 2018, ambassadrice plénipotentiaire.
Magloire Madjessou avec Sercom











































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»