79 apprenants (prêtres, religieux.es et laïcs) ont reçu leurs certificats de fin de formation au sein du Centre de counseling professionnel et de la pastorale clinique (Copac). Cette remise de certificats a eu lieu, samedi 7 février 2026, au sein de l’Institut théologique de la compagnie de Jésuite d’Angré Cocody-Abidjan.
Prêtres, religieuses et laïcs au nombre de 79 ont reçu leurs certificats de fin de formation organisé par le Centre de consulting professionnel et de la pastorale clinique (Copac). Des formations telles que « compétence émotionnelle et relationnelle ; l’art de l’écoute emphatique et accompagnement en soutien psychologique de première ligne » ont été dispensées aux apprenants entre 3 et 4 mois. Les cours étaient en ligne.
Père Jean Messingué, directeur du Copac et instigateur de cette formation, a d’emblée célébré les acquis des apprenants, qui sentent le besoin de renforcer leurs compétences pour être une aide dans leurs différents milieux de vie et de travail.
« J’ai tenu à les célébrer pour leurs soucis de bien faire, de mieux faire et des autres. Leur intérêt pour la formation n’est pas, certes, pour devenir des professionnels, mais plutôt des aidants de diverses façons, afin que leur présence montre clairement qu’ils comprennent que la santé mentale est une affaire de tous », s’est-il adressé aux apprenants.
La santé mentale est réservée aux professionnels mais c’est une grave erreur. C’est une affaire de tous

La santé mentale est réservée aux professionnels mais c’est une grave erreur. C’est une affaire de tous, selon lui, et on doit la promouvoir, en développant des capacités en écoute thérapeutique, dans le soutien de première ligne aux personnes en détresse.
Père Messingué a indiqué que la santé mentale est devenue l’actualité, mais elle n’est pas une actualité comme une affaire de mode. Selon lui, elle est devenue l’actualité du moment parce qu’elle s’est imposée. Il y a tellement de souffrances, de situation de détresse ; de dépression ; de stress etc. Pour le père initiateur, si nous ne formons pas, comment répondre à ces défis ? L’objectif de ces apprenants, fait-il remarquer, ce n’est pour devenir des professionnels mais plutôt, « devenir une bonne aide, mieux cheminer avec l’autre et être une oreille attentive ».
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Des apprenants, après leurs certificats de fin de formation, ont exprimé leur satisfaction. Boko Nadège Epse Koidia a fait la formation sur « Ecoute empathique et accompagnement psycho-spirituel », en tant que sociologue de formation et enseignant-chercheure à l’Université de Cocody Abidjan.
En tant que sociologue, dit-elle, on est amené à être beaucoup en contact avec la population. Je travaille aussi avec divers groupes, avec des ignaciens, dont j’en fait partie, où nous faisons de l’écoute et de l’accompagnement.
J’avais besoin d’une formation qui m’aide à faire cette écoute, passionne et qui me rejoigne de façon professionnelle
Au cours de la retraite, on fait l’écoute et l’accompagnement. « J’ai trouvé la formation intéressante parce qu’elle me donne des outils pour mieux écouter et accompagner les gens. Par ailleurs, en tant que responsable d’une communauté chrétienne, c’est bon de se former, pouvoir mieux accompagner et écouter les autres ».
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Quant à la sœur Kathie Bernard de la Communauté Xavière d’Abobo, elle a fait cette formation en vue d’accompagner des personnes, au niveau de la santé. « J’avais besoin d’une formation qui m’aide à faire cette écoute, passionne et qui me rejoigne de façon professionnelle. La formation n’est pas théorique mais elle rejoint notre personne. Elle est aussi très interactive en ligne, au point de susciter des liens d’amitiés avec les uns et les autres », a expliqué la sœur Kathie. En termes de perspectives, elle dit « continuer d’accompagner des gens ».
Magloire Madjessou
madjessoum@yahoo.fr










































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