Depuis quelques années, les loyers à Abidjan sont devenus un luxe, au point que des personnes ne peuvent plus se loger décemment. Malgré la loi sur les logements adoptés par le gouvernement, les bailleurs et locataires subissent de plein fouet des difficultés financières. Mais le locataire subit encore plus gravement les conséquences des coûts du loyer. Dimanche 15 février 2026, au cours du débat télé sur Nci, Alexandre Dibi Kokora, directeur des logements et grands programmes immobiliers, a expliqué les raisons.
Les logements à Abidjan font partie de la dignité, de la vie des concitoyens, a affirmé Alexandre Kokora, directeur des logements et grands programmes immobiliers, sont perçus également comme un bien économique. Les hausses que connaissent les immobiliers en Côte d’Ivoire, et selon le contexte, le pays fait partie d’une pression urbaine démographique importante.
« Aujourd’hui, vous avez une personne sur 2 qui vit en ville. 55% du taux de croissance urbaine. La ville d’Abidjan concentre à peu près 45% de la population urbaine en Côte d’Ivoire. Il y a une pression extrêmement forte sur les villes en Côte d’Ivoire, particulièrement dans les métropoles comme d’Abidjan », a expliqué le directeur des logements et grands programmes immobiliers.
Aujourd’hui, vous avez une personne sur 2 qui vit en ville. (…) La ville d’Abidjan concentre à peu près 45% de la population urbaine en Côte d’Ivoire
Selon lui, il y a près de 800.000 unités de déficits de logements à Abidjan. Chaque année à Abidjan, souligne-il, vous avez 60.000 à 80.000 nouveaux ménages qui sont demandeurs de logements. Depuis l’avènement du président Ouattara au pouvoir d’Etat, il y a à peu près 15 000 logements qui sont produits par an, par le secteur formel et informel.
A ce niveau, note Kokora Alexandre, il y a un déséquilibre qui « justifie cette situation de hausse généralisée de loyers », puisque le logement, en tant que bien économique est « soumis à ces deux facteurs ».
Aussi, depuis au moins 4 ans, des textes règlementaires ont-ils été pris pour encadrer le secteur des loyers, limitant le nombre de mois de caution et d’avance etc. Pour l’Etat, il faut concilier ces loyers pour faire en sorte que la justice sociale, avec un logement accessible, et garantir la pérennité des investissements dans ce secteur.
le jeu de l’offre et la demande pourra être en faveur des ménages
En termes de solutions, il a envisagé qu’il y ait plus davantage d’offres de logements sur le marché. C’est inversant ce déséquilibre, que nous serions en mesure de faire en sorte que la résultante de la confrontation, qui est le jeu de l’offre et la demande pourra être en faveur des ménages.
Dr Souleymane Soumahoro, économiste et député de Danané, a affirmé que nous avons un taux d’urbanisation estimé autour de 52% à Abidjan. Pour lui, cela met beaucoup de pression sur l’offre foncière. « Quand la demande est forte, l’offre se raréfie, cela va faire grimper les coûts. Le foncier est devenu cher », a fait remarquer l’économiste.
Magloire Madjessou










































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»