Plus de 200 mejistes de 15 paroisses du diocèse de Grand-Bassam étaient réunis à la paroisse saint Etienne de Koumassi pour cette grande activité qu’est la fête patronale du Mouvement eucharistique des jeunes (Mej). C’était le dimanche 25 janvier 2026, en présence de l’aumônier paroissial frère Paul Toyi et des anciens responsables Mej.
« Mejiste, avec saint Paul, soit un leader bienveillant dans ton milieu de vie ». Tel est le thème de la fête patronale 2025-2026. Arrivés des 15 paroisses du diocèse de Grand-Bassam, ces nombreux mejistes ont participé et assisté à la sainte messe à l’église Saint Etienne de Koumassi.
Présidant la messe, frère Paul Toyi, aumônier paroissial du Mej, s’appuyant sur les textes du jour, et en ce dimanche de la Parole, le célébrant dira que toute œuvre que fait l’homme sont des choses inspirées par la Parole de Dieu. Pour lui, avec le contexte dans lequel nous sommes, hélas, cette Parole est « manipulée, transformée par l’homme à sa guise voire menacée ».
Evoquant les conférences des évêques en Afrique, pour le Frère « ces conférences sont menacées » parce qu’elles n’entrent pas dans le collimateur ou ne sont pas dans la vision du gouvernement en place. « Les évêques parlent au nom du peuple et s’inspirent de la Parole de Dieu. C’est pourquoi, ils dénoncent certains faits ou abus de l’autorité. Jésus Christ, en venant sur cette terre, a aussi dénoncé l’abus de l’autorité religieuse et civile », a-t-il clamé. Poursuivant, l’officiant a estimé que « c’est donc une continuité que les évêques font en suivant les traces du Christ ».
Les évêques parlent au nom du peuple et s’inspirent de la Parole de Dieu. C’est pourquoi, ils dénoncent certains faits ou abus de l’autorité

En tant que chrétiens catholiques, nous sommes appelés à continuer dans le même sens que nos prédécesseurs : apôtres, évêques, prêtres et diacres. Frère Toyi a invité les laïcs à témoigner de cette Parole, témoignés de notre vie par cette Parole. « Il faudrait qu’on sente dans nos agissements que c’est la Parole de Dieu, qui nous inspire, et non notre propre volonté », a-t-il conclu.
Adoration du saint Sacrement
Réunis au sein de l’église saint Etienne de Koumassi, les mejistes avec leurs responsables ont eu un temps d’adoration. Développant le thème de cette année, père Gautier a fait une exhortation. Selon lui, le charisme que nous avons reçu est une grâce et non pour créer des divisions. Etant méjiste, nous devons respecter ce charisme. Il y a d’autres, qui sont meilleurs dans une organisation, et nous ne devrons pas mépriser la grâce de la personne.
Activités récréatives, moment de joies
Après le partage du repas, les mejistes ont esquissé des pas de danses. Joie, enthousiasme, émotions étaient à leur comble. Pendant des heures, avec des morceaux cultes du moment, des mejistes ont donné le meilleur d’eux, à travers ces danses enlevées. Les meilleurs danseur.es ont été récompensés par des trophées. En plus de la danse, il y avait sur l’agenda, un atelier de peinture et de colorage entre des groupes Mej.

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Les mejistes venus à cette activité ont été satisfaits du bon déroulement de cet évènement. Bobo Christ Marie (Fn), de la paroisse Saint Jean Marie Vianney de Vridi est sa deuxième participation. Pour elle, cette fête va nous permettre de grandir spirituellement, avec notre saint Patron.
Ehui Jennifer Céleste, de la branche (Ta), de la paroisse Notre dame de l’Assomption de Koumassi Prodomo. « La fête patronale aide chacun à être prêt spirituellement, parce saint Paul, il est notre saint Patron. Dans ses écrits, il nous a montrés, des exemples, c’est-à-dire comment nous conduire dans notre entourage », a affirmé Jennifer Céleste.

« C’est un moment de mérite, parce que durant la semaine Mej, nous avons travaillé sur des thèmes…
Quant à Elisa Ahouman de la paroisse Cœur immaculé de Marie Grand-Bassam et de la branche (EA). Pour elle, c’est un moment particulier, en relation avec le thème choisit pour la fête patronale. Cette activité permet aux mejistes de marcher à la suite de saint Paul. « C’est un moment de mérite, parce que durant la semaine Mej, nous avons travaillé sur des thèmes, qui nous ont beaucoup enrichis. Aujourd’hui, c’est apothéose !».
Plus de 200 méjistes à la fête patronale, le mouvement se meurt…
Ettien N’Drin Anicet, responsable diocésain Mej de Grand-Bassam, est satisfait de cette journée. Sachant que toute œuvre humaine n’est jamais parfaite. Arrivé en 2023, à la tête du Mej, pour lui, « il y avait que 11 paroisses sur les 32 à l’époque en 2007 ».

Aujourd’hui, nous sommes autour de 15 paroisses, où le Mej existe officiellement dans le diocèse. « Ce n’est pas facile. Quand vous voyez la plupart des mejistes présents à cette activité, essentiellement des enfants et ils sont nombreux que les jeunes. Sur les paroisses, pas seulement au niveau du Mej, les jeunes ne militent plus dans des paroisses comme avant. C’est avec les enfants, que nous sommes en train de reconstituer la base du Mej. Comme je l’ai dit, dans 2 ans, le Mej de Grand Bassam aura 50 ans d’existence », a dénoncé le responsable diocésain.
Selon Anicet Ettien, il faut qu’on arrive à appuyer les paroisses dans l’organisation et le dynamisme du Mej…
Sur des paroisses, où le mouvement existait, ce n’est plus la même réalité ou vitalité. « Manque de dynamisme ». Selon Anicet Ettien, il faut qu’on arrive à appuyer les paroisses dans l’organisation et le dynamisme du Mej, afin que cela rejaillisse sur l’Equipe diocésaine. Quand le Mej est fort sur les paroisses, cela a un impact sur l’Equipe diocésaine et au niveau national.
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Au niveau des paroisses, relate le responsable diocésain, le Mej a disparu, il y a quelques années. C’est le cas des paroisses saint Pierre Claver de Bonoua, Christ Roi de Jean Folly, Saint Esprit de Grand-Bassam Mockeyville…
Ces paroisses citées ont été mises en éveil grâce à certains aînés du Mej. « Le Mej a disparu sur des paroisses par manque de responsables. Nous espérons que d’ici peu, nous trouverons des solutions à ces problématiques du mouvement ».
Magloire Madjessou










































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»