L’ancien préfet d’Abidjan, Vincent Toh Bi Irié, a dépeint une carte postale de Côte d’Ivoire, mercredi 12 novembre 2025, dans une analyse publiée sur sa page Facebook.
« Voilà, la Côte d’Ivoire est de retour là où elle pensait qu’elle n’était plus. Les haines ethniques, les divisions politiques, les différences régionales, le Nord, le Sud, les étrangers, les injures, les menaces, les morts, les blessés, voici l’essentiel des débats publics aujourd’hui », a dépeint le candidat recalé à la dernière présidentielle en Côte d’Ivoire.
Selon lui, les élections, dans ce pays rappellent que ce peuple connaît une cohésion fragile.
On défend le parti politique, pas le pays. On défend ses intérêts personnels et ses privilèges, pas l’unité nationale
»C’est pourquoi, nous avons toujours demandé que certaines conditions soient strictement observées et appliquées pour tous. Pendant ce temps, les experts en vitriole et en bile se répandent sur tous les réseaux, à la télévision et à la radio. On défend le parti politique, pas le pays. On défend ses intérêts personnels et ses privilèges, pas l’unité nationale. On détruit les autres avec un appétit de vampires. Ils diront un jour qu’ils étaient possédés par le diable, eux seuls … », a-t-il ironisé.
Avant de s’interroger : »Les Ivoiriens comprendront-ils un jour l’utilité d’une vraie démocratie, qui ne divise ni ne fragilise ? Cela est pourtant possible. Et nous contribuerons résolument à l’éclosion de cette vraie démocratie. On construit l’Etat. Songeons à bâtir la Nation maintenant, autour de valeurs communes ».
Rappelons que Vincent Toh Bi Irié est né le 17 novembre 1969 à Dabou. C’est un haut fonctionnaire et homme politique ivoirien. Il a été préfet d’Abidjan entre 2018 et 2020. En 2025, il a exprimé sa volonté de briguer la magistrature suprême mais en a été écarté suite à une décision du Conseil constitutionnel.
Jacky Ehivet Carine











































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»