Sous la direction de la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (Pplaaf), des journalistes, bloggeurs et société civile étaient, mercredi 25 mars 2026, dans un hôtel d’Abidjan Plateau. Objectif, étudier les possibilités d’une élaboration de lignes directrices sur la protection des lanceurs d’alerte en Côte d’Ivoire.
Des journalistes et acteurs de la Société civile en Côte d’Ivoire, qui publient des articles, doivent avoir de la complémentarité dans leur travail.
En réfléchissant sur cet atelier de consultation, affirme Jimmy Kandé, on doit aboutir à l’élaboration de lignes directrices de protections des lanceurs d’alerte.
« Nous avons constaté que des lois sont faits généralement sur le continent africain, pour lesquels les pays francophones étaient calqués sur les lois en France. Quant aux pays anglo-saxonnes, ils auront à copier le modèle des Etats unis ou du Royaume uni. Il s’est avéré que ces lois ne sont pas toujours appliquées parce qu’elles ne correspondent pas aux réalités du continent », a déclaré Jimmy Kandé, directeur exécutif de Pplaaf, lors de l’atelier sur la protection des lanceurs d’alerte.

Imprégnés des réalités de la Côte d’Ivoire sur ce sujet d’importance, journalistes et société civile se sont exprimés, afin que des lois courageuses et salvatrices soient prises pour la protection des lanceurs d’alerte. Selon Kandé, il n’y a pas encore de loi sur les lanceurs d’alerte en Côte d’Ivoire.
Au cours des échanges, les journalistes et acteurs de la société civile ont longuement discuté et partagé leurs compréhensions et attentes sur les lanceurs d’alerte.
Partant de la définition de lanceur d’alerte ; des sujets d’intérêt public à dénoncer, la culture africaine et peut-être le bannissement ; une plateforme de signalement et un numéro vert; les garanties que lui confèrent la loi ; l’assistanat juridique ; la prime et la protection de celui-ci et de sa famille au cas où il est en danger etc ont été passés au peigne fin, en présence des responsables de Pplaaf, des partenaires d’Expertise France et de Social justice.
Magloire Madjessou









































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»