La Fédération internationale des journalistes (Fij), dans un communiqué publié le 10 novembre 2025 et dont credochristi.com a eu connaissance, a exigé la libération des trois journalistes nigériens incarcérés. La Fédération a également appelé » la junte militaire (…) à mettre fin à la répression de la liberté de la presse ».
Ces trois journalistes que sont Ibro Chaibou, (directeur de la rédaction de Radiotélévision Saraounia); Youssouf Seriba, (directeur de la publication du média en ligne Les Échos du Niger) ; et Oumar Kané (fondateur du journal Le Hérisson) ont été arrêtés par la police à Niamey le 30 octobre 2025.
Ils sont inculpés de » complicité dans la diffusion d’informations susceptibles de provoquer des troubles à l’ordre public ». Depuis le 3 novembre, ils sont détenus à la prison de Kollo, à une trentaine de kilomètres de la capitale, Niamey.
La Fij condamne avec la plus grande fermeté cette répression et ces intimidations systématiques exercées par la junte militaire nigérienne à l’encontre des journalistes depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2023, stipule le communiqué.
Les trois journalistes sont en détention pour avoir prétendument partagé une invitation à une conférence de presse gouvernementale, précise la même source. Qui ajoute que selon les médias nigériens, six journalistes avaient d’abord été arrêtés et inculpés pour des infractions liées à la loi sur la cybercriminalité. Trois d’entre eux ont été libérés sous caution.
La junte militaire a modifié la loi du pays sur la cybercriminalité en juin 2024. Cet amendement a rétabli des peines de prison pouvant aller jusqu’à cinq ans sont prévues pour toute infraction à la loi, ainsi que des amendes pour la production ou la diffusion de données susceptibles de troubler l’ordre public ou de menacer la dignité humaine.
Selon le secrétaire général de la Fij, Anthony Bellanger, l’arrestation de journalistes sur la base d’accusations vagues et infondées était devenue la norme pour la junte militaire au Niger, dans le cadre de sa stratégie visant à faire taire la dissidence et à contraindre les journalistes à l’autocensure.
Déplorant cette situation, la Fij a demandé aux autorités nigériennes à abandonner toutes les charges retenues contre les six journalistes et à libérer immédiatement Ibro Chaibou, Youssouf Seriba et Oumarou Kané, car ils n’ont commis aucune infraction.
Aka Ahoussi











































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