Au Mexique, la présidente Claudia Sheinbaum a déclaré, lundi 23 février, que sa priorité était de rétablir « la paix et la sécurité dans le pays ». La veille, l’annonce de la mort lors d’une opération militaire de Nemesio Oseguera, chef de l’un des plus gros cartels de la drogue du pays connu sous l’alias El Mencho, a déclenché une vague de violences menée par ses fidèles.
La réplique ne s’est pas fait attendre. Quelques minutes seulement après l’élimination d’El Mencho, considéré comme l’un des derniers grands parrains mexicains, des hommes armés ont dressé des barricades sur plusieurs axes routiers. Des véhicules ont été incendiés et des commerçants attaqués. Des affrontements qui se sont déroulés dans 20 des 32 États mexicains.
Selon le secrétaire à la Sécurité et à la protection des citoyens, Omar García Harfuch, 30 membres du cartel Jalisco Nueva Generacion, dirigé par El Mencho, ont été tués et au moins 70 personnes ont été arrêtées à la suite de ces violences. Côté forces de l’ordre, 25 membres de la Garde nationale et un agent de sécurité sont morts dans les attaques perpétrées par le cartel.
10 000 soldats déployés
En deux jours, l’armée mexicaine a déployé 10 000 soldats dans l’ouest du pays pour contenir les violences, notamment à Guadalajara, la deuxième ville du pays qui doit accueillir quatre matchs de la Coupe du monde de football en juillet prochain.
Lundi 23 février, au moins huit États mexicains ont par ailleurs suspendu les cours en présentiel. Les tribunaux, eux, resteront fermés jusqu’à nouvel ordre, informe le pouvoir judiciaire.
L’opération militaire dirigée contre le narcotrafiquant Nemesio Oseguera a été réalisée avec le soutien des États-Unis qui exercent une forte pression sur Mexico pour éradiquer la violence des cartels. L’administration du président américain, Donald Trump, avait même menacé d’intervenir directement au Mexique.
Guadalajara à l’arrêt
Dans l’État de Jalisco, l’épicentre de cette crise, les activités se sont complètement arrêtées et les grands événements ont été annulés. À l’aéroport de Guadalajara, c’est encore un peu le chaos. Même si une partie des vols a repris dans l’après-midi de lundi, il y a toujours beaucoup de vols annulés ou retardés.
Rfi.fr










































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