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Profanation de la tombe de Nadya Sabeh : L’auteur interpellé, les raisons pas connues

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L'auteur de l'acte KGS ne semble pas être inquiété de l'acte posé.../Ph DR

Le calme du cimetière municipal de Williamsville dans la commune d’Adjamé a été brisé à l’aube, dimanche 14 décembre 2025. Il est environ 7 heures lorsque les agents du Commissariat de police du 11ᵉ arrondissement d’Adjamé-Williamsville interviennent, alertés par une information anonyme aussi troublante qu’urgente.

Sur place, l’horreur est silencieuse mais palpable ce dimanche matin : la tombe de feue Nadya Sabeh Srè, inhumée la veille à peine, a été profanée. Une atteinte grave, non seulement à la mémoire de la défunte, mais aussi à la dignité des morts et à la douleur encore vive de sa famille.

Grâce à la réactivité des forces de l’ordre, K.G.S, 26 ans, a été interpellé. Il est présenté comme l’auteur présumé de cet acte odieux, qui choque profondément.

Alors que l’artiste Ariel Sheney et sa famille pleurent encore leur épouse et belle-fille décédée à la suite d’un cancer. Mais à peine 48h après son inhumation, un individu aux intentions très funestes, se précipite et profane la tombe de l’animatrice et comédienne, Sabeh Nadya.

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Pour l’heure, on ignore les raisons qui l’ont poussées à commettre un tel acte odieux. Est-ce de lui-même ou envoyée par une autre personne ? Que voulait-il faire avec le corps de la défunte Nadya ? ces questions restent encore inconnues du public.

Dans un cimetière où l’on vient se recueillir, pleurer et dire adieu, cet acte laisse un goût amer. Profaner une tombe, surtout celle d’une personne enterrée la veille, c’est raviver une plaie encore ouverte, c’est troubler le repos des morts et celui des vivants.

Interpellé, cet auteur répondant aux initiales de KGS, ne semblait nullement être inquiété par l’acte posé

Interpellé, cet auteur répondant aux initiales de KGS, ne semblait nullement être inquiété par l’acte posé, et surtout les dangers qu’il encourt après une telle profanation.

Les diligences judiciaires sont en cours afin de faire toute la lumière sur les circonstances et les motivations de cet acte. Une enquête qui se poursuit, mais une douleur qui, elle, restera longtemps gravée.

On se souvient encore de cette triste affaire de l’artiste et du Roi du coupé décalé, Dj Arafat, dont la tombe avait été profanée, le samedi 31 août 2019, après son enterrement par des individus.

Ces derniers ont ouvert le cercueil voulant constater, si c’était vraiment leur artiste préféré. Choquées, les autorités ont pris des mesures contre ces hors-la-loi, afin qu’elles répondent de leurs actes ignobles devant la justice ivoirienne. Finalement, ces personnes ont été arrêtées et condamnées.

Magloire Madjessou

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