Arrêté, il y a quelques jours à Bingerville, Pickass Damana Adia, cadre du Ppa-CI, selon des sources serait conduire dans une prison de Bouaké. Son avocate, Me 𝗦𝗲́𝗿𝗶𝗸𝗽𝗮 𝗥𝗼𝘀𝗲𝗹𝘆𝗻𝗲-𝗔𝗸𝗮 la rendue visite, parle de son état de condamnation, son mental et son arrestation depuis Bingerville, sur les réseaux sociaux. Lire l’entretien de son avocat.
« M. Damana Pickass a été arrêté en Côte d’ivoire, précisément dans un quartier de Bingerville, où il s’était retiré pour mieux apprécier sereinement l’évolution de la situation socio-politique ivoirienne. Il a été arrêté un après-midi, en compagnie d’un couple d’amis et frères ivoiriens, par les agents de la police nationale de Côte d’lvoire.
Selon les dires de mon client, il n’a pas été brutalisé. Mais c’est le procédé de son arrestation par surprise qui l’a intrigué
Selon les dires de mon client, il n’a pas été brutalisé. Mais c’est le procédé de son arrestation par surprise qui l’a intrigué. Dans mon entretien avec mon client, et même au préalable de son audition à la DST, il m’ a fait savoir que les agents de police de la DST ont commencé son audition dès son arrivée dans leurs locaux, le 4 novembre 2025. Ça veut dire qu’avant mon arrivée en ces lieux, il n’avait pas été assisté par aucun avocat. Partant de ce fait, j’ai demandé immédiatement, l’annulation du procès-verbal qui a pu être établi le 4 novembre 2025, et qui a été en violation flagrante des droits de mon client. Cela a été fait conformément aux règles de procédures pénales en la matière.
il m’a donné l’information que son état de santé était déjà suivi par son médecin personnel
Comme toute personne placée en état de garde à vue, M. Damana Pickass a bénéficié de consultation médicale à la demande préalable du Commissaire de police de la DST. A mon arrivée, après m’être entretenue avec lui, il m’a donné l’information que son état de santé était déjà suivi par son médecin personnel.
Pour m’assurer de sa parfaite santé et sa situation dans un bon état d’esprit pour tenir le temps de son audition, j’ai demandé et obtenu du Procureur de la République adjoint qui était présent, une expertise médicale contradictoire à être opérée par son médecin traitant. Ce qui a été fait régulièrement et toutes les parties ont été rassurées de la bonne santé de mon client à ce moment précis.
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Il m’a rassuré qu’il n’a point été victime, ni de violence ni de traitements inhumains et dégradants, lors de son interpellation
Posant la question du respect des droits fondamentaux de mon client, je suppose que vous voulez faire allusion aux traitements qu’il aurait éventuellement subis lors de son interpellation et durant sa garde-à-vue à la DST avant mon arrivée. A ce sujet, j’ai eu un entretien approfondi et à huis clos avec lui. Il m’a rassuré qu’il n’a point été victime, ni de violence ni de traitements inhumains et dégradants, lors de son interpellation. Et même durant sa présence à la DST avant mon arrivée. Après la première comparution de mon client devant la juridiction d’instruction, il a été doublement inculpé, pour des faits qui se seraient déroulés à Yopougon, dans la nuit du 1er au 2 août 2025, et ceux relatifs à la marche qui se serait passée le 11 octobre 2025. Deux mandats de dépôt ont donc été décernés à son encontre.
Et présentement, j’apprends des dires qui courent de part et d’autre, et qui sont même parvenus à ses parents et proches, que M. Damana Pickass aurait été après sa première comparution devant la juridiction d’instruction déféré, non au Pôle pénitentiaire d’Abidjan, mais au camp pénal de Bouaké.
Je me suis rapprochée aussitôt de la juridiction d’instruction, en charge d’informer dans la procédure menée contre mon client, pour vérifier la véracité de l’information. Au moment où vous m’interviewez ( le 7 novembre: Ndir), je n’ai pas encore à ma disposition l’information retour de confirmation ou d’infirmation de cette information.
Je relève cependant qu’il est de la charge du Parquet et de la juridiction d’instruction en charge de l’information procédure, m’éclairer sur le lieu de détention de mon client, afin de le visiter
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De sorte qu’en ma qualité d’avocate, il m’est difficile de répondre concrètement à cette préoccupation. Je relève cependant qu’il est de la charge du Parquet et de la juridiction d’instruction en charge de l’information procédure, m’éclairer sur le lieu de détention de mon client, afin de le visiter. Ce ne serait donc pas normal et concevable au regard des règles de procédure pénale, que l’Avocat de M. Damana Pickass que je suis, ne sache où est-ce que mon client est en détention préventive. Je dénonce vigoureusement cet état de fait.
À sa famille biologique et politique, ainsi qu’à ses amis et connaissances, je voudrais tous les rassurer. La procédure pénale engagée contre mon client Damana Pickass sera suivie par mes soins dans les strictes règles de l’art juridique et juridictionnel en vigueur en la matière.
Et j’ai plaidé !!!»











































« 2020 a été proclamée l’année de «Faire taire les armes sur le Continent». Comment réussir cette prouesse dans un continent aux prises avec des phénomènes prégnants tels que le terrorisme, les conflits intercommunautaires, les crises pré et post électorales ou encore les différends entre Etats ? En agissant de manière concrète sur tous ces sujets et leurs causes profondes, en se donnant les moyens politiques, militaires et diplomatiques, le pari de faire taire les armes pourrait être gagné.»